La Justicière

Gilles Bordonado

Le monde littéraire québécois voit un nouvel ouvrage arriver sur les rayons ces jours-ci. Et il était fort attendu. Il s’agit de La Justicière 2 du Terrebonnien Marc Aubin. Il récidive avec un deuxième tome après la publication de son premier roman, qui avait été fait best-seller en 17 jours.

Ce gestionnaire d’entreprise a pris d’importants risques en se lançant dans l’écriture. Diplômé universitaire en biologie, il rêvait de devenir écrivain et il s’y est engagé avec passion et enthousiasme. Et Marc Aubin ne l’a pas eu facile. Il a dû trimer dur. Il a multiplié les formations pour devenir le meilleur auteur possible. Et il y est arrivé.

J’avais dévoré le premier livre. Au fil de sa lecture, on découvrait une écriture toujours plus solide et confiante. Le lecteur était tenu en haleine jusqu’à la toute fin et le dénouement était spectaculaire. Inutile de vous dire que j’ai hâte de m’attaquer au deuxième volet, La joute mortelle.

J’avertis immédiatement le lecteur potentiel ou la lectrice potentielle qu’il faut cependant avoir les nerfs solides, puisque l’auteur mène ce thriller dans le monde méconnu du sadomasochisme. «Cette série est pour adultes avertis», écrit Aubin. Cœurs sensibles s’abstenir.

Comme il le fait en touchant des thèmes peu abordés par les auteurs de récits policiers, Marc Aubin associe ce livre à une vaste campagne de marketing, ce qu’il avait également fait pour son premier roman. Un phénomène à mon avis unique au Québec.

C’est dans une salle de réception comptant 200 de ses fans qu’il a procédé au lancement de ce deuxième opus. Le tout en grande pompe évidemment, car ce Terrebonnien ne fait rien comme tout le monde.

Et ce n’est pas tout. Au volant d’un véhicule récréatif aux couleurs du livre, Marc Aubin et sa conjointe, Josée, participeront, comme ils l’ont fait pour le premier ouvrage de la série, aux divers salons du livre qui se tiennent dans la province. Il propose même des produits dérivés de La Justicière.

L’auteur a tissé des liens serrés avec ses fans et entend bien qu’il en soit encore ainsi avec La joute mortelle. Sa page Facebook (facebook.com/justiciere) est très courue et compte 17 000 fans. À mon avis, cette campagne n’enlève rien au mérite de l’auteur, bien que je sois convaincu qu’elle doit déranger le monde littéraire peu habitué de voir un nouvel auteur se démarquer de la sorte. 

Et connaissant Marc Aubin, il n’en restera pas là. Le premier tome, disponible en format électronique, avait été traduit en anglais. Je ne doute pas qu’il rêve que ses romans soient adaptés un jour au cinéma.

Entre-temps, j’invite les «adultes avertis» à lire La Justicière 1 et 2, qui sont disponibles dans toutes les librairies du Québec depuis quelques jours. Je ne crois pas que vous en serez déçus.

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