LA REVUE A 60 ANS – La petite fille qui rêvait d’être journaliste

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Par Mélanie Savage
LA REVUE A 60 ANS – La petite fille qui rêvait d’être journaliste
Février 1977. Le fondateur et directeur du journal, Aimé Despatis, présente son équipe : à gauche, Gilles Chaput, correspondant sport, Thérèse Daneault, secrétaire, Jean-Pierre L’Écuyer, administrateur, Marie-France Despatis, qui fait ses débuts comme journaliste, Yves Chartrand, journaliste, et Denis Huot, représentant des ventes.

Je souhaitais rédiger quelques lignes sur le parcours de Marie-France Despatie à La Revue, alors je lui ai envoyé un courriel lui demandant simplement quand est-ce qu’elle avait commencé à travailler au journal et combien de temps elle y avait œuvré. Je m’attendais à une courte réponse très factuelle, une date ou deux… Au lieu de cela, Marie-France est replongée dans ses souvenirs et m’a confié avec une grande émotion la magnifique aventure qu’a été la sienne à La Revue. Il ne me reste plus qu’à lui céder la parole.

« Oh! que cela remonte à loin! Tout d’abord, l’été, les filles étaient réunies à la table familiale pour le renouvellement des abonnements. Ma grande sœur Louise écrivait les noms sur une enveloppe, Carole pliait les feuilles et moi, je collais les enveloppes et les timbres. J’ai débuté à l’âge de 7-8 ans.

Vers 12 ans, c’est moi qui tapais à la dactylo les enveloppes de retour avec le nom des abonnés.

À 14 ans, mon papa m’a engagée pour aller renouveler et quérir de nouveaux abonnés. J’ai sillonné tout Terrebonne à pied pour ce faire l’été. C’est moi qui faisais le suivi des abonnés. J’étais si impressionnée qu’on ait des lecteurs en Suisse et au Honduras!

À 16 ans, je travaillais tout l’été à la facturation, à l’archivage et aux payes (trois employés…).

L’hiver, je m’occupais de la facturation tous les mercredis soirs et de l’archivage la fin de semaine.

J’ai commencé à temps plein en 1976, à la fin de mes études : secrétariat, facturation, vente du Guide des adresses et montage des annonces, archivage et toute autre tâche que mon vénéré papa me demandait. Dont la distribution du journal de porte en porte quand un camelot manquait… Vous imaginez!

J’ai tenu une chronique «Une moitié vaut bien l’autre» dès 1977, je crois, puis j’ai accédé au poste que je visais depuis ma jeunesse, celui de journaliste.

Pour moi, c’était le summum d’une carrière à laquelle je vouais une admiration sans borne.

Petite anecdote en passant. Alors que je couvrais les interminables réunions du conseil d’administration du CLSC Lamater, le président d’alors, Jean-Marc Fontaine, dit : «Je veux féliciter Marie-France ce soir pour son nouveau poste de directrice de l’information.» Toute surprise, je le remerciai, mais avec un relent de questionnement. C’est que mon papa ne m’avait même pas prévenue…

C’est certain que malgré le titre de journaliste, une foule de tâches m’incombaient : photocomposition des textes, titrage, montage avec les «galey» encolées à la cire, participation au secrétariat, représentations diverses aux événements, achats, entretien même!

J’ai dû me séparer du journalisme par la force des choses pour prendre la relève de la direction générale en 1995-1996.

Voilà à peu près mon parcours de plus de 30 années merveilleuses avec La Revue et le Guide des Adresses, ceci à temps complet.

Quelle belle opportunité que ce 60e anniversaire pour me rappeler ces heures et années investies de bonheur, de grand bonheur. »

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Jean-Pierre Monette
Invité
Jean-Pierre Monette

Frissons ! Merci. Il ne s’en fait plus beaucoup comme ça. Bonne fête à la Revue.

Dépin Paul
Invité
Dépin Paul

Ho ! que je me souviens de ces nattes là ( photo ) priceless !

Jean-Guy Coutu
Invité
Jean-Guy Coutu

Je me souviens de Marie-France à ses débuts lorsque La Revue avait son local dans le garage attenant à la maison sur la rue Théberge.

Thérèse Daneault
Invité
Thérèse Daneault

C’est avec beaucoup d’émotion que je revois cette photo prise en 1977 car je m’y vois en compagnie d’une équipe dynamique et compétente. Je n’ai jamais oublié mon passage de quelques années au sein du Journal et j’en conserve encore aujourd’hui beaucoup de fierté. À cette époque, j’occupais le poste de secrétaire-réceptionniste au local de la rue St-André, en remplacement de Marie-France qui a alors poursuivi sa route comme journaliste. Par la suite, sur la rue Ste-Marie, le Journal a pris un rythme de développement qui le mènera à fêter ses 60 ans ; ce qui est très honorable. Mes… Lire la suite »