La résilience d’une réaliste-optimiste

La résilience d’une réaliste-optimiste
Michelle Gauthier en train de pratiquer une de ses grandes passions : la randonnée en montagne. C’était l’hiver dernier.

À plusieurs reprises durant l’entrevue, Michelle Gauthier a répété à quel point elle était chanceuse. Et pourtant! Cette grande résiliente a traversé quatre cancers, dont deux types de cancer du sein. Portrait d’une femme qui se dit «réaliste-optimiste».

En 2006, la Terrebonnienne a reçu un diagnostic de cancer de la thyroïde. Une récidive l’a frappée trois ans plus tard et depuis, il est là, latent. «J’ai un suivi à vie pour ça», informe-t-elle. Possiblement à cause de traitements radioactifs qu’elle a reçus pour ces cancers, la maladie l’a affligée à nouveau en 2014 : deux cancers du sein en un.

Après deux ans de traitements, elle se trouve toujours en phase de reconstruction mammaire, mais la santé va bien, assure-t-elle avec une énergie radieuse. «On apprend à vivre avec le risque de récidive, reconnaît-elle ensuite. On met toutes les chances de notre bord, mais c’est une chose sur laquelle on n’a pas de contrôle.»

À travers ces épreuves qu’elle considère être des défis, Michelle a découvert l’exercice de méditation du dialogue avec ses cellules, de Guy Corneau, qui l’a beaucoup aidée en préparation de ses traitements. «Au-delà de ça, il faut choisir la vie, choisir quelque chose qui te fait du bien et qui nourrit ton âme, et d’en faire tous les jours», évoque celle pour qui l’équipe de bateau-dragon Seincr’eau et la randonnée en montagne sont les deux passions qui l’énergisent.

Un marathon contre le cancer

Active depuis toujours, elle a aussi complété à cinq reprises le Cyclo-défi Enbridge contre le cancer, en plus d’avoir réalisé un marathon, en 2015, et ce, pour contrer les effets néfastes de la chimio, qui affectait son cœur. Pour le renforcer, elle s’est mise à la course.

«En six mois, je suis passée de quelqu’un qui courait à peine 10 minutes sur un tapis roulant à quelqu’un qui fait un marathon», rigole l’infirmière de métier qui affirme avoir trouvé sa force des années où elle œuvrait en soins palliatifs.

«Ça m’a influencée énormément et ça m’a donné des outils et des leçons de vie incroyables, et la vie fait en sorte que j’ai eu à utiliser l’enseignement que j’ai reçu de ces patients-là», confie-t-elle avant de conclure : «À travers la maladie, il y a des choses positives qui arrivent, il n’y a pas que du négatif, et ça ne peut pas faire autrement que de nous transformer. J’ai entre autres vu que j’avais un entourage extraordinaire. Je suis chanceuse!» (PC)

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