LA REVUE A 60 ANS – La toute première édition

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Par Mélanie Savage
LA REVUE A 60 ANS – La toute première édition
La première page de la toute première édition (de 4 pages!) de La Revue le 21 mai 1959.

Le 21 mai, le journal La Revue de Terrebonne fêtera ses 60 ans d’existence. Cet anniversaire bien spécial vous réserve un Grand journal du 60e, un important tirage mettant en jeu 60 000 $ de prix, de vastes campagnes promotionnelles, une tournée Priorité à l’achat local ainsi qu’un événement rassembleur.

D’ici là, nous sommes heureux de partager avec vous, dans notre infolettre du vendredi et sur notre site sous la section « La Revue a 60 ans », des souvenirs des six dernières décennies et des capsules intéressantes. Plongez avec nous dans les chiffres, les anecdotes et les archives de La Revue!

En cette première publication, nous souhaitons vous présenter le tout premier numéro de La Revue, publié le 21 mai 1959 par son fondateur, Aimé Despatis (qui signait Despatie à l’époque). En photo, vous remarquerez la première des quatre pages de cette édition. Ci-dessous, nous reproduisons l’éditorial de M. Despatis qui y expliquait la pertinence d’avoir un journal à Terrebonne et sa mission.

 

***

EDITORIAL

Notre nouveau journal

Terrebonne voit naître un nouveau journal ce mois-ci et c’est l’expression d’un printemps que tous désiraient après un hiver long, rigoureux et sans lumière. Nous revoici devant les pages blanches à noircir de nouvelles qui intéresseront le public lecteur. Après la rédaction de la Revue Unik qui se limitait à une industrie en particulier, nous pourrons étendre nos coups d’ailes pour planer plus haut au-dessus d’un Terrebonne qui brise toutes ses entraves et qui souhaite la bienvenue, enfin, à un progrès mitigé.

Depuis 10 ans, notre ville met les bouchées doubles et sa robe d’adolescente n’est déjà plus faite pour elle; il lui faut, pour être de son siècle, endosser d’autres vêtements et se parer avec plus d’élégance. Terrebonne est « vieille » de 232 années mais commence à peine sa carrière. Il lui faut donner le ton à une quantité de petites municipalités qui ont les yeux sur elle et qui la regardent avec envie. Et nous avons à peine effleuré la surface.

Afin de créer ce climat propice à l’éclosion de toute grande œuvre, il faut savoir analyser le potentiel de Terrebonne, son élément humain, plus important que tout autre. Déjà plusieurs de nos concitoyens se sont attelés à cette tâche importante et il est important de leur donner la main.

On a semblé surpris en certains milieux qu’un nouveau journal paraisse à Terrebonne et tout de suite, les conjectures les plus fantaisistes couraient les rues : le nouveau journal serait à la remorque d’un parti politique et puissamment commandité ou encore au service d’un petit groupe fermé qui veut la tête du Conseil. C’est là bien mal me connaître et si quelqu’un peut prouver ces avancés, il n’aura qu’à se lever et nous saluerons en lui le Sauveur de Terrebonne!

Le but du journal sera toujours d’apporter un témoignage sans passion sur cela qui est d’abord la Vie et qui devient l’Histoire. Voilà toute notre ambition. Demeurer honnête et objectif en toute occasion, notre idéal. Nous ne voulons la tête de qui que ce soit qui sera honnête dans ses actes publics et s’il nous arrive de critiquer un homme public, ce sera essentiellement pour le plus grand bien de notre ville. Il n’est pas question d’entrer dans la vie privée des gens. Le journaliste a le droit et le devoir de faire la lumière et ce n’est nul autre que le Saint-Père, Jean XXIII, qui très bientôt publiera sa première encyclique; il est significatif que le Pape développera l’idée que la presse doit être une arme de la vérité et de la charité.

Pour être ce véhicule de la vérité, il faut nécessairement au journal de la publicité. La réponse de nos marchands et hommes d’affaires a été unanime. Nous ne regrettons qu’une chose : ne pas avoir eu le temps de rencontrer tous ces excellents amis qui ont foi en l’avenir de «  La Revue de Terrebonne » et qui nous auraient certes confié des textes publicitaires. Je remercie tous ceux qui m’ont donné la main et sollicite la bienveillance des autres. Le journal paraîtra chaque mois, le troisième jeudi, et nul doute que dès la prochaine édition, nous aurons plus de pages et partant plus d’espace pour tous ceux qui n’ont pas été approchés.

Merci à tous pour ce magnifique encouragement qui est le prélude des plus belles espérances.

Aimé Despatie

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Gilles BordonadoLucie MartinAlain Cardinal Auteurs de commentaires récents
Alain Cardinal
Invité
Alain Cardinal

Merci à tous ceux qui font que cette ville est un lieu où il fait bon vivre. Je suis résident depuis 1969 et j’ai adoré mon séjour.

Lucie Martin
Invité
Lucie Martin

J’ai travaillée à la Caisse populaire de Bois-des-Filion pendant 25 ans et j’aimerais avoir une photo de la Caisse populaire il y a 35 ans (la porte d’entrée de la Caisse faisait face sur Adolphe-Chapleau coin 32e avenue), lorsque la Caisse s’appelait Caisse populaire Saint-Maurice de Bois-des-Filion. Je tiens à transmettre mes salutations à M. Gilles Bordonado avec qui j’ai déjà fait affaire en mettant de la publicité pour la Caisse dans votre Journal. Une réponse le plus rapidement possible serait très appréciée. En passant j’ai regardée les Bloopers pour les vœux de Noël et je crois que M. Gilles… Lire la suite »

Gilles Bordonado
Administrateur
Gilles Bordonado

Bonjour madame Martin, merci de vos bons mots. Je vous transmets à mon tour mes sincères salutations. En effet, j’ai fait preuve de beaucoup de patience. Nous allons voir si nous pouvons mettre la main sur la photo à laquelle vous faites référence. Sûrement que la Société d’histoire de la région de Terrebonne aurait cette photo, car cet organisme a un accès plus direct que nous aux photos historiques de feu, monsieur Aimé Despatis. Au plaisir !