LA REVUE A 60 ANS – L’Octofruit de mon enfance

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Par Mélanie Savage
LA REVUE A 60 ANS – L’Octofruit de mon enfance
Voilà combien coûtaient certains fruits et légumes en 1984. (Photo : archives La Revue)

Le souvenir est un peu flou dans ma tête, car il remonte à quelque 36 ou 37 ans, mais je me rappelle encore vaguement des «commissions» que je faisais avec ma mère quand mes deux grandes sœurs étaient à l’école.

Nous prenions le taxi – maman allait avoir sa Pony peu de temps après –, puis nous commencions par l’épicerie. Je crois que c’était un Provigo sur le boulevard des Seigneurs, est-ce possible? J’étais toujours impressionnée par les trois grandes peaux de vache suspendue au rayon de la boucherie; qui s’en souvient également?

Puis, nous traversions chez Octofruit, là où se situe aujourd’hui l’Animalerie Bouffe-Tout. Le paradis des fruits (et des légumes, même si, à l’époque, j’en étais probablement moins fervente qu’aujourd’hui)! Ça sentait frais, c’était coloré, et il y avait parfois de drôles d’aliments qui m’étaient alors inconnus et qui m’intriguaient.

Nous croquions un raisin, ma mère et moi, pour nous assurer qu’ils étaient bons cette semaine-là, nous choisissions avec minutie le casseau de framboises que nous dévorerions en deux minutes à la maison, nous attrapions la plus charnue des salades iceberg…

Dans ma tête de petite fille de 4 ou 5 ans, dans les années 80, la valeur de l’argent était un concept bien, bien vague. En revoyant cette publicité parue dans La Revue de Terrebonne en décembre 1984, j’ai compris pourquoi on mangeait du «melon brodé» à la maison, mais pas de mangues Atkins!

Et vous, quels sont vos souvenirs d’Octofruit et des autres commerces de l’époque?

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