La santé et la démocratie dans la mire de Luc Thériault

La santé et la démocratie dans la mire de Luc Thériault
Défendant les couleurs bloquistes, Luc Thériault a été réélu dans Montcalm aux dernières élections fédérales. (Photo : archives)

Nommé au sein du cabinet fantôme du Bloc Québécois à titre de responsable en matière de santé et d’aide médicale à mourir ainsi que d’institutions démocratiques, le député de Montcalm, Luc Thériault,  présente les dossiers qu’il portera à la Chambre des communes.

En santé, M. Thériault compte d’abord défendre le rétablissement des transferts en santé. «Nous devons rétablir les transferts de 3 à 6 % pour atteindre 25 ¢ dans la piastre. [Après qu’ils eurent été] coupés par le gouvernement conservateur d’Harper et non corrigés par les libéraux, nous nous dirigeons vers 18 ¢ dans la piastre. C’est un rattrapage et un retour nécessaire de notre argent afin de mieux répondre aux besoins des personnes vulnérables, malades et isolées, notamment en matière de soins à domicile. Ça représente 1 G$ de plus pour le Québec la première année de correction pour atteindre 5,3 G$ la quatrième année», souligne-t-il.

Le député souhaite aussi agir en faveur de l’abolition du critère de «mort naturelle raisonnablement prévisible» de la loi fédérale sur le «Mourir dans la dignité». «Ce critère inhumain inflige à des personnes vulnérables aux prises avec des maladies irréversibles, qui leur causent des souffrances intolérables, de devoir aller devant les tribunaux ou de faire une grève de la faim pour avoir accès à l’aide médicale à mourir», insiste-t-il.

Par ailleurs, en matière de réforme des institutions démocratiques, le bloquiste voit comme une priorité le rétablissement du financement de l’État. «C’est primordial de rétablir le financement de l’État par votes reçus dans la boîte de scrutin, comme c’est le cas à Québec et comme c’était le cas jusqu’à ce que les conservateurs de Harper abolissent cette mesure en 2011. Or, après avoir mis à la poubelle la réforme du mode de scrutin, les libéraux de Justin Trudeau ont poursuivi la politique des conservateurs et n’ont pas rétabli le financement par votes reçus dans la boîte de scrutin. C’était pourtant une façon équitable de faire en sorte que l’électeur ne perde pas son vote totalement lorsqu’il vote par conviction dans une circonscription réputée perdue à l’avance. Ceci permettait aux petits partis de recevoir les fonds nécessaires pour faire valoir leurs points de vue entre les scrutins et sur la ligne de départ du débat démocratique d’une élection, et de diminuer l’influence des riches lobbys», conclut-il.

Soulignons que le député de Terrebonne, Michel Boudrias, s’est vu confier la responsabilité de la défense nationale au sein du cabinet fantôme d’Yves-François Blanchet.

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