La vice-première ministre rencontre les gens d’affaires

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Par Jean-Marc Gilbert
La vice-première ministre rencontre les gens d’affaires
Geneviève Guilbault a aussi rencontré les membres du conseil d'administration de la CCIM. À l'arrière : Geneviève Couture, Maxime-Karl Gilbert, Caroline Banville, Martin Simard, Geneviève Guilbault, Éric Thiffault, Benoît Lemarier, Caroline Favreau et Nicolas Girard. À l'avant : Sylvie Paquin, Marie-Claude Lavoie, Pierre Nevraumont et Karine Rivet. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Un pacte fiscal qui donnera plus d’argent aux villes, une pénurie de main-d’œuvre généralisée et un rôle accru que doit jouer Investissement Québec font partie des sujets abordés dans le discours de la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, qui était l’invitée de la Chambre de commerce et d’industrie des Moulins (CCIM) lors d’un dîner-conférence, le 17 octobre.

Entre 175 et 200 personnes étaient attendues au Club de Golf Le Mirage pour ce premier événement hors série de la saison de la CCIM propulsé par l’aile Affaires au Féminin et dont la Banque TD était le partenaire principal.

Il s’agissait de la première visite de Mme Guilbault à Terrebonne depuis son élection et sa nomination comme numéro 2 du gouvernement, a-t-elle dit d’emblée, prenant le temps d’ajouter qu’elle juge que la région est particulièrement bien desservie avec un député comme Pierre Fitzgibbon, également ministre de l’Économie et de l’Innovation.

Celle qui est aussi ministre de la Sécurité publique a ensuite rappelé ce que le gouvernement caquiste a fait depuis un an et ce qu’il entend poursuivre pour appuyer les entreprises québécoises pour stimuler l’économie.

Elle a notamment fait référence au pacte fiscal qui «redonnera de l’argent aux villes pour mieux soutenir les milieux d’affaires locaux et les créateurs d’emplois». La vice-première ministre a aussi indiqué que le travail de réforme d’Investissement Québec, dossier justement piloté par M. Fitzgibbon et qui a fait couler beaucoup d’encre dans les derniers mois, se continuera.

«Investissement Québec ne joue pas pleinement son rôle de stimulation et de création d’emplois à valeur ajoutée. Il faut aller au-devant, rencontrer des gens, prendre des risques et être plus proactifs. Nous voulons moins de paperasse et plus de résultats», a détaillé l’invitée de la CCIM.

Pénurie généralisée

Il était impossible pour Mme Guilbault de s’adresser aux gens d’affaires moulinois sans accorder une large portion de son discours à la pénurie de main-d’œuvre, une réalité bien présente dans toutes les régions de la province.

«On en parle beaucoup, mais il faut agir. Nous sommes conscients [du phénomène] et nous sommes en mode action», affirme la députée de Louis-Hébert. Elle a rappelé la «Grande corvée» initiée par le ministre du Travail, Jean Boulet, qui a réalisé une tournée du Québec dans le but d’élaborer un plan d’action pour la main-d’œuvre. Elle a aussi salué les efforts de son collègue Simon Jolin-Barrette en matière d’immigration. «Nous voulons accueillir de nouveaux arrivants, mais il faut bien les intégrer, les franciser» et s’assurer qu’ils aient la formation adéquate pour occuper les emplois qu’ils souhaitent.

Rencontrée au terme du dîner-conférence, elle a confié à La Revue que «ça fait longtemps que les gouvernements auraient dû voir venir» cette pénurie et que le problème ne peut pas se régler du jour au lendemain. «On ne peut pas inventer des êtres humains», image-t-elle, avant d’ajouter que le Québec doit aussi rattraper certains retards, notamment en matière d’automatisation, ce qui aurait pour effet immédiat d’accroître la productivité dans le secteur manufacturier.

La femme derrière la députée

Après son discours, la vice-première ministre a pris le temps de répondre à des questions un peu plus personnelles pour qu’on puisse apprendre à mieux connaître la femme derrière l’élue.

«Le désir de la politique active a toujours été latent en moi. J’ai décidé en 2018 que c’était le bon temps au lieu de continuer à être une citoyenne insatisfaite», a-t-elle notamment affirmé, en plus d’ajouter que malgré son horaire chargé et la grande disponibilité de son conjoint, qu’elle appelle toujours «l’homme», elle prend le temps «de déconnecter et de revenir à la base» avec sa fille qui aura bientôt 2 ans et qui deviendra grande sœur au cours des prochains mois.

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