L’art urbain d’UMER

Photo de Gilles Fontaine
Par Gilles Fontaine
L’art urbain d’UMER
Artiste de rue et graffiteur, le Terrebonnien Simon Lassire, alias UMER, s’expose sur toile jusqu’au 20 février à la bibliothèque de Lachenaie avec «Le nouveau millénium».

Artiste de rue et graffiteur, le Terrebonnien Simon Lassire s’est d’abord fait connaître sous le nom d’artiste UMER. Cependant, depuis quelques années, Simon met son art sur toile. Jusqu’au 20 février, ses œuvres seront en exposition à la bibliothèque de Lachenaie avec Le nouveau millénium.

Pour ce travailleur de la construction, l’art n’était au départ qu’un passe-temps. «En fait, le graffiti, c’était ma façon de m’exprimer, de décrire ce que je voyais, et j’avais le goût de continuer sur toile. Maintenant, j’aime dire que les gens peuvent partir avec un bout de mur ou de muraille», indique-t-il.

Art urbain

En septembre 2017, l’artiste participe à l’une de ses premières expositions, alors que sa candidature est acceptée au Festival de Peinture à Mascouche. Au terme de l’événement, Simon reçoit la mention honorable «Artiste de la relève».

Son style, plus urbain, semble avoir accroché l’œil de plusieurs amateurs d’art. «Je sais que nous avons l’habitude de voir ce style d’art dans les grandes villes. Par contre, ça demeure de l’art universel. Pour moi, le street art me permet de peindre la vie telle qu’elle est et telle que je la vois ou la sens. Je ne fais pas de reproduction. Il n’y a pas d’images ou de photos reproduites. C’est mon imagination. C’est l’image que j’ai dans la tête et que je projette sur toile. Une création, c’est comme arrêter le temps un instant où on voit l’état d’esprit dans lequel j’étais. Si je fais une ligne croche, je vis et je crée avec elle. Elle fait partie de moi et je ne la cache sûrement pas.»

2e mention d’honneur à Mascouche

«Ça a bougé beaucoup depuis ce premier festival, ajoute-t-il. Ça m’a donné la chance d’exposer à Mont-Tremblant l’été dernier. J’ai eu l’occasion d’y vendre plusieurs toiles, puis de participer à nouveau au festival de Mascouche.» Il y a d’ailleurs reçu une deuxième mention d’honneur en deux ans.

Simon Lassire est un homme réaliste. Il ne veut pas embellir ce qui n’est pas beau. Des animaux captifs ou en disparition, une ville grise, des contrastes et des doubles sens : il décrit ce qu’il voit et ce qu’il ressent. «Et si ça fait réfléchir, tant mieux», soutient-il.

Ses images sont sans filtre. «Ce n’est pas toujours rose et ce n’est pas toujours beau. Je crois que l’exposition ne laissera personne indifférent. Peut-être que ça peut choquer, mais c’est d’une grande véracité», explique le Terrebonnien.

Jusqu’au 20 février, les œuvres de Simon Lassire, alias UMER, sont exposées à la bibliothèque de Lachenaie. En septembre, vous pourrez admirer ses créations à la bibliothèque Bernard-Patenaude de Mascouche.

Et pour en savoir davantage sur cet artiste, il vous suffit de visiter sa page Facebook et son compte Instagram.

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