COVID-19 : Le CISSS de Lanaudière fait le point

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Par Jean-Marc Gilbert
COVID-19 : Le CISSS de Lanaudière fait le point
L'éclosion au service de garde de l'école La Mennais, à Mascouche, est une première au Québec.

En annonçant que l’éclosion de cas de COVID-19 au service de garde d’urgence de l’école La Mennais à Mascouche était une première au Québec, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) ainsi que la Direction de la santé publique (DSP) de Lanaudière ont fait le point, mercredi après-midi, sur l’état de situation dans la région.

Dans le point de presse qui se tenait par visioconférence, le directeur de la santé publique, le Dr Richard Lessard a confirmé que 12 des 27 enfants qui fréquentaient ce service de garde d’urgence ainsi que 4 membres du personnel ont été testés positifs à la COVID-19. Aucun de ces 16 cas n’a nécessité une hospitalisation, jusqu’à présent.

Le premier enfant a commencé à ressentir des symptômes le 23 avril. C’est le 30 avril que le résultat a été connu. Dès lors, des recommandations ont émis et tous les enfants ayant fréquenté l’endroit depuis le 23 avril ont été testés entre le 2 et le 5 mai, dit le Dr Lessard. Mais ce n’est que le 4 mai en soirée que la décision de fermer ce service d’urgence a été prise. Il a été demandé à tout le personnel et les enfants qui ont fréquenté l’endroit de s’isoler pour 14 jours à compter du 4 mai.

Questionné sur le respect des mesures pour prévenir la propagation, le Dr Lessard affirme que les directives émanant de l’Institut national de santé publique sont claires et qu’elles doivent être appliquées le plus rigoureusement possible, même si c’est plus difficile avec des enfants en bas âge. « On ne peut pas mettre une police » dans chaque établissement a illustré M. Lessard. Le PDG du CISSS, Daniel Castonguay, a ajouté que du personnel du CISSS peut se déplacer pour inspecter un lieu et aider les responsables à mettre en place les meilleures mesures de protection.

Apprendre de cet épisode

Puisque l’éclosion vécue au service de garde de Mascouche est une première dans toute la province, le Dr Lessard affirme « qu’il sera investigué à fond pour en tirer des leçons ». Dans ce cas-ci, les experts en santé publique ont remonté jusqu’à 14 jours en arrière pour connaître la source de contamination du premier enfant testé positif de la garderie de Mascouche, mais celle-ci n’a toujours pas été trouvée.

« Il faut s’attendre à ce qu’il y ait d’autres éclosions dans les garderies en raison du décloisonnement, mais aussi parce que des parents ont travaillé dans des milieux qui ont peut-être été contaminés », a-t-il ajouté, d’où l’importance de tirer des leçons.

Mentionnons par ailleurs que, toujours à La Mennais, « une équipe du service des ressources matérielles passera cette semaine à l’école pour une désinfection complète des lieux afin d’éliminer tout risque de contamination ultérieure. » Ainsi, il était prévu que le personnel reprenne les préparatifs le 11 mai en vue de l’accueil des élèves qui se fera à partir du 19 mai, mais cette dernière date a depuis été reportée au 25 mai.

Milieux d’éclosion

Lors du point de presse, il a aussi été question des milieux d’éclosion, pour lesquels les données n’étaient plus disponibles depuis quelques jours. En date du 5 mai, pour la MRC Les Moulins, on dénombre 20 résidents testés positifs au Pavillon des Mille-Îles, 1 cas à la résidence Floréa (voir une précision à cet effet), toutes deux à Terrebonne, ainsi que 2 cas aux Jardins du Château, à Mascouche.

Au centre d’hébergement des Moulins, il y a une disparité entre les données fournies par le CISSS et celles du centre. Celles du CISSS font état de 42 cas et 12 décès, alors que le bilan donné par le CHSLD la veille parle plutôt que 45 cas positifs et de 17 décès. On ajoute dans ce bulletin que 16 employés ont aussi été testés positifs.

En ce qui concerne les tests, Daniel Castonguay a indiqué que Lanaudière est maintenant en mesure de réaliser 500 tests supplémentaires par jour, alors que la moyenne quotidienne des derniers jours de 200 dans les centres de dépistage.

Le Dr Lessard a tenu à ajouter vouloir effectuer un grand nombre de tests à Joliette, où le taux de contamination est de 697 cas par 100 000 habitants, largement supérieur à ce qu’on observe ailleurs dans Lanaudière. Devant ce constat, la MRC de Joliette sera dorénavant considérée comme si elle faisait partie de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). C’est-à-dire que les écoles primaires ne seront pas rouvertes le 11 mai comme prévu, mais bien le 19, tout comme à Terrebonne et Mascouche.

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Pénélope ClermontJean-Louis Mongeon Auteurs de commentaires récents
Jean-Louis Mongeon
Invité
Jean-Louis Mongeon

Est-ce que c’est possible d’être un peu plus clair ou bien les choses changent trop vite, dans votre article COVID-19 : Le CISSS de Lanaudière fait le point daté du 6 mai et mis à jour le 7 mai à 17H43, vous dites que le retour en classe est prévu pour le 19 mai alors que dans l’article, Réouverture des commerces et des écoles de la CMM repoussée au 25 mai, pas facile de suivre. Mascouche et Terrebonne fontit partis de la CMM, ce n’était pas trop clair dans le dernier paragraphe!

Pénélope Clermont
Administrateur
Pénélope Clermont

Bonjour M. Mongeon,
C’est vite comme ça que vont les choses ces jours-ci et malheureusement, nous ne pouvons pas réécrire tous les articles passés. Merci d’avoir soulevé cet élément, une précision a été apportée dans le texte. La mise à jour dont vous faites mention concernait une autre information pour laquelle nous avons obtenu plus de détails. Il faut vraiment vous fier à la date de publication initiale de l’article. Au plaisir!