Le comité se remet en branle

Marie-Pier Tremblay
Le comité se remet en branle
Le comité du Domaine seigneurial de Mascouche a été élargi et travaille en collaboration avec le propriétaire, Daniel Meyer Ouaknine, pour donner une nouvelle vocation au site historique, actuellement vandalisé et inoccupé. (Photo : archives - Point du Jour Aviation)

DOMAINE SEIGNEURIAL DE MASCOUCHE

Le comité formé par la Société de développement et d’animation de Mascouche (SODAM) après la vente du Domaine seigneurial par l’UQAM et visant à sensibiliser le nouveau propriétaire, Daniel Meyer Ouaknine, à la valeur patrimoniale, archéologique et écologique du site, sera élargi. Une réunion s’est tenue le 28 juin afin que les membres puissent agir rapidement pour la sauvegarde du bâtiment historique.

Le comité est formé de trois délégués de la SODAM, soit Denise Cloutier, Jean-Claude Coutu et Claude Martel. À la demande du maire de Mascouche, Richard Marcotte, se joindront à eux la conseillère municipale Denise Paquette, l’ancien député de Masson, Luc Thériault, et le directeur général du Centre local de développement économique des Moulins (CLDEM), Claude Robichaud.

«Nous devons d’abord nous rallier au sein du comité autour d’une même vision pour le Domaine seigneurial. Nous devrons trouver une vocation au manoir, vocation qui sera assez intéressante pour la population, mais assez rentable pour le propriétaire», lance Mme Cloutier.

Selon elle, le comité, mais également Daniel Meyer Ouaknine sont bien décidés à s’entendre. «Avec des photos et les vidéos diffusées sur Internet, nous avons réussi à sensibiliser le propriétaire au vandalisme qui avait été commis au domaine. Il a ainsi demandé les services d’un agent de sécurité. Nous savons qu’il est capable de belles et grandes choses. Il a travaillé sur le projet du Loft Hotel à Montréal, un endroit magnifique.»

Dépolitiser le manoir

Denise Cloutier ajoute que le comité ne souhaite pas faire du Domaine seigneurial un dossier politique, mais bien collectif. «Les investisseurs ne sont pas intéressés à développer des projets dans un climat de chicane. C’est bien normal. Mais j’ai vraiment espoir que nous allons en arriver à une belle entente.»

Même son de cloche du côté de Denise Paquette, qui indique que «bien que chaque membre du comité ait sa propre vision, le climat est à la collaboration, et nous avons une volonté de faire de notre mieux pour le bien du Domaine seigneurial».

D’autre part, Mme Cloutier mentionne qu’il était important pour elle d’intégrer au comité des intervenants économiques régionaux tels que Claude Robichaud, du CLDEM. Il a d’ailleurs rappelé dans un communiqué que le site avait été identifié dans le cadre des travaux préparatoires à la démarche «Horizon 2020» du CLDEM parmi les actifs stratégiques du milieu.

Des projets en tête

Trois réunions ont eu lieu à ce jour entre Jean-Claude Coutu, Denise Cloutier et le propriétaire depuis que ce dernier a acquis le manoir, à l’été 2008. À l’époque, il avait développé un projet récréotouristique et investi dans une étude de marché qui ne s’est pas avérée concluante, en plus des embûches relatives au zonage. Il doit donc recommencer sur une nouvelle base.

M. Ouaknine a ensuite rencontré les représentants de la Ville et un processus de changement de zonage a été adopté par le conseil municipal, qui le soumettra sous peu à la population. Au nombre des idées avancées, Mme Paquette mentionne son désir que les jardins soient restaurés. Quant à Mme Cloutier, elle souhaiterait que la forêt soit davantage développée avec des sentiers équestres et pédestres pour que la population en bénéficie.

En effet, la sauvegarde du Domaine seigneurial demeure un dossier prioritaire pour la SODAM et le comité. De plus, une volonté populaire s’est dernièrement  manifestée, témoignant de l’urgence d’agir. En ce sens, Mme Cloutier rapporte que bien que le manoir ait été trop altéré au fil des années pour devenir un monument classé, il pourrait être cité comme patrimonial par la Ville de Mascouche. Ceci permettrait le remboursement de 50 % des rénovations par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine. Néanmoins, cette reconnaissance entraînerait des contraintes pour le propriétaire.

À noter que Daniel Meyer Ouaknine n’a pas souhaité répondre aux questions de La Revue.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar