Le moral est bon chez les porteurs d’espoir

Par Stéphane Fortier
Le moral est bon chez les porteurs d’espoir
Parmi l’équipe des Chrysalides, on comptait huit femmes porteuses d’espoir, toutes victimes du cancer du sein, soit Carole Latour, Danny Bouillon, Mélissa Giguère, Maryse Michaud, Marie-Claude Potvin, Claudine Robillard, Chantal Lajeunesse et Martine Brûlotte. (Photo : Stéphane Fortier)

Lors du 11e Relais pour la vie de Terrebonne-Mascouche, on comptait 168 porteurs d’espoir, soit des gens atteints du cancer en rémission ou en train de combattre courageusement cette terrible maladie.

Parmi les porteurs d’espoir qui ont pris part à la marche, l’auteur de ces lignes a pu s’entretenir avec trois femmes, toutes atteintes du cancer du sein. «Il s’agit de mon 7e Relais. Depuis 2015, j’y participais comme l’aidante de ma meilleure amie, Carole, qui a eu un cancer du sein. J’ai su le 21 mai dernier que j’étais moi-même atteinte du cancer du sein. Ma meilleure amie devient ainsi mon aidante, explique Martine Brûlotte, 48 ans, qui, comme son amie, arborait un chandail orange et jaune, soit les couleurs identifiant à la fois les aidants et les porteurs d’espoir. J’ai fait faire un chandail deux couleurs pour nos deux rôles», justifie-t-elle.

Apprendre que l’on est atteinte du cancer remet bien des choses en perspective.  «Je ne m’attendais jamais à cela. Quand ça t’arrive, ça bouscule ta vie, mentionne Martine Brûlotte qui doit subir une opération le 14 juin et qui aura vraisemblablement besoin de traitements de radiothérapie. Une chose est certaine, j’ai appris qu’il n’est pas bon de trop refouler ses émotions», conseille-t-elle.

Son amie, Carole Latour, a été diagnostiquée en 2015 et actuellement, après avoir dû composer avec la chimiothérapie et subir une mastectomie, elle n’est toujours pas en rémission complète. «Je vais, malgré tout, très bien, de dire cette femme de 55 ans qui a toujours su garder le moral. Ça nous fait voir la vie d’une autre façon. Je tiens à rendre hommage aux gens de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur où les soins ont été excellents», s’empresse-t-elle de préciser.

De son côté, Marie-Claude Potvin, 45 ans, qui en est à sa 5e marche, a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du sein il y a 9 ans. «J’ai dû moi aussi subir un traitement de chimio et une mastectomie. Ça peut arriver à n’importe qui.  Maintenant, ça va bien et je suis en rémission complète. Heureusement, j’ai un bon conjoint qui a su prendre soin de la famille», révèle-t-elle.

Un incontournable

Caroline Brouillette en est à son 11e Relais pour la vie. «J’étais là dès le tout début. J’ai été sensibilisée par une collègue de travail qui a été atteinte du cancer et depuis ce temps, le Relais pour la vie est devenu un incontournable pour moi», dit-elle avec fierté. D’ailleurs, elle est la chef d’équipe des Chrysalides dont font partie nos trois femmes, Marie-Claude, Carole et Martine. Caroline est en campagne de financement toute l’année et elle invite d’ailleurs les gens à aller sur sa page Facebook. L’équipe, avant le début de la marche, avait déjà amassé pas moins de 10 310 $.

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