Le patrimoine culturel immatériel

L’automne dernier, j’assistais à une conférence présentée par un médiateur en patrimoine vivant, dans le cadre d’une activité avec le Cercle de Fermières.

Le conférencier sensibilisait les participants sur l’importance de la sauvegarde et de la protection de nos techniques artisanales traditionnelles et savoir-faire comme la ceinture fléchée, le tissage sur métier, les arts textiles, etc., tout en abordant le point de vue politique sur le patrimoine immatériel et la convention de l’UNESCO.

En me plongeant dans le sujet, j’ai constaté qu’il est d’actualité : en 2012, le Québec a adopté une loi permettant la désignation légale du patrimoine vivant établie par le ministre de la Culture, et plusieurs municipalités ou MRC le reconnaissent également. Au niveau fédéral, la perception est différente pour diverses raisons. En 2003, une convention a été adoptée à l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine immatériel; 177 pays y ont adhéré, mais pas notre gouvernement. La signature de la convention permettrait au Canada de prendre des actions et des mesures concrètes au sein des efforts internationaux de sauvegarde.

Comme l’engagement se fait dans l’action, avec Odile Bouchard, mon acolyte du projet au conseil régional de la Fédération 13 – Lanaudière Mauricie, nous avons préparé une recommandation, adoptée à l’unanimité par 800 congressistes présentes lors de l’AGA du conseil provincial des CFQ, à l’attention du gouvernement fédéral, afin de l’inciter à y adhérer.

Je souhaite que mon témoignage influence l’opinion des gens de toutes les générations sur l’importance de la sauvegarde notre patrimoine vivant au niveau international. Nos savoir-faire transmis par les porteurs et gardiens de nos traditions sont nos richesses. Pour faire avancer la cause, il faut y croire : pour ma part, j’en suis persuadée.

 

Marie-Christine Dessypris

Présidente du Cercle de Fermières La Plaine

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