LE PLAINOIS : Nathalie Bellavance et la politique, une affaire de famille

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Par Jean-Marc Gilbert
LE PLAINOIS : Nathalie Bellavance et la politique, une affaire de famille
Comptable de formation, Nathalie Bellavance met au profit de la Ville de Terrebonne ses connaissances en matière de finances. La conseillère municipale du district 2 en occupe des postes clés. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

ELLE VOUS REPRÉSENTE

Il était pratiquement écrit dans le ciel que Nathalie Bellavance ferait de la politique un jour. Plainoise depuis 1977 et conseillère municipale de Terrebonne depuis 2009, elle a accepté de répondre aux questions du journal Le Plainois.

Pourquoi avez-vous voulu devenir conseillère municipale en 2009?

Je suis issue d’un milieu au sein duquel la politique a toujours été importante. Mon père [Yvon Bellavance] a été conseiller municipal avant moi pendant plusieurs années à la Ville de La Plaine. Passer des pamphlets et installer des pancartes, ça fait partie de notre ADN! Mes enfants, c’est la même chose aujourd’hui; ils vivent le côté politique. Mes parents viennent encore aux assemblées du conseil. C’est quelque chose d’important dont on parle couramment en famille.

Vous êtes conseillère municipale depuis 10 ans, vous avez un bureau de comptable à votre résidence et vous êtes mère de quatre enfants. Où trouvez-vous le temps de faire tout ça en même temps?

Nous sommes organisés! Mon agenda est sur le frigo pour savoir quel soir je suis là, et quel soir je ne suis pas là. Mon bureau est à la maison, c’est ce qui m’aide. Je suis aussi impliquée dans l’immobilier. Vive les agendas!

Vous habitez à La Plaine depuis plus de 40 ans. Selon vous, qu’est-ce qui manque dans ce secteur? Quel projet aimeriez-vous voir se concrétiser?

Outre l’élargissement de la route 337, il nous manque un marché public. On y travaille et on devrait mettre ça en branle cet été. Nous avons beaucoup d’agriculteurs avec des petits kiosques, mais on voudrait tous les rassembler au même endroit pour que les gens puissent acheter des produits locaux frais. Nous avons aussi travaillé à mettre sur pied la Symphonie du Boisé, mais il manque encore certaines choses pour les personnes âgées. La Plaine, c’est un microcosme. La façon de vivre y est différente et le voit dans la façon de faire de la politique. Brigitte Villeneuve, Dany St-Pierre et moi travaillons de concert. Nous sommes toujours ensemble, tous les trois, assis l’un à côté de l’autre.

Vous avez des rôles importants : présidente de la Commission de l’administration, des finances et des ressources humaines, ainsi que du Comité de suivi budgétaire. Vous siégez aussi à l’exécutif. Comment gérez-vous tout cela au quotidien?

Aussi drôle que ça puisse paraître, je gère la Ville de Terrebonne comme une petite entreprise. Il faut avoir un regard sur nos investissements. Quand on sort un dollar, est-ce que ça vaut la peine de le dépenser? On se questionne. Dans le dernier budget, nous avons récupéré 4 M$, ce n’est pas rien! On se sert de moi parce que je suis comptable dans la vie. Si j’étais une élue et que j’étais comme une plante verte à laquelle on dit «Sois belle et tais-toi», je ne servirais à rien. Je peux dire que je travaille à temps plein pour la Ville de Terrebonne.

Vous et Brigitte Villeneuve êtes deux inséparables, surtout depuis votre départ de l’équipe Robitaille en 2016. Comment est née cette grande amitié?

Je trouve que nous sommes complémentaires. Brigitte a été très impliquée au niveau sociocommunautaire, et moi, c’est plus du côté financier. C’est pour ça que nous travaillons de concert. Nous avons un petit groupe Messenger, Brigitte et Dany et moi, que nous utilisons régulièrement pour nous consulter.

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