Le plan de Fitzgibbon pour l’économie du Québec

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Par Jean-Marc Gilbert
Le plan de Fitzgibbon pour l’économie du Québec
Le ministre de l’Économie et de l’Innovation et député de Terrebonne, Pierre Fitzgibbon, entouré de membres du conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins : Julien Trussart, Caroline Favreau, présidente, Pierre Berthiaume, directeur général, et Julien-Karl Bellomo Dugré. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec et député de Terrebonne, Pierre Fitzgibbon, était l’invité d’honneur de la Chambre de commerce et d’industrie les Moulins (CCIM), le 12 mars, pour présenter les objectifs ainsi que les outils qu’il entend mettre en place au sein du gouvernement Legault pour relever les défis économiques auxquels fait face la province.

D’emblée, le ministre a tenu à dire aux quelque 225 personnes présentes au dîner-conférence que l’économie du Québec est en en bonne santé, citant comme preuve le taux de chômage de 5,3 % – le plus bas enregistré depuis les années 1970 – et la croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,8 % en 2017 et de 2,3 % en 2018. Et la région de Lanaudière fait bonne figure, avec une «croissance supérieure à celle du reste de la province» et qui devrait atteindre 3,8 % cette année, comparativement à 3,6 % pour le Québec.

Malgré tout, des enjeux cruciaux nécessitent des solutions. Le premier mentionné par M. Fitzgibbon est celui du «besoin criant de main-d’œuvre». Ce thème discuté ad nauseam depuis des mois frappe particulièrement Lanaudière, qui «occupe le 6e rang sur 17 en termes de postes vacants». Il y en avait 118 500 dans toute la province au troisième trimestre de 2018, une croissance de 35 % en seulement un an, calcule-t-il.

Objectifs et outils

Pour redresser la barre, le ministre de l’Économie concentrera ses actions autour de trois axes. Il voudra d’abord accélérer des investissements en innovation pour combler les retards en la matière et rendre les entreprises québécoises plus compétitives. M. Fitzgibbon veut aussi attirer davantage d’investissements étrangers au Québec, eux qui ont drastiquement chuté de 40 %, passant de 5,4 G$ en 2013 à 3,3 G$ en 2017. Finalement, le Québec doit accroître la quantité d’exportations et diversifier les destinations, juge le ministre. La province doit mieux se positionner sur la scène internationale, ce qui lui permettrait de réduire sa dépendance au marché américain.

«Réformer Investissement Québec»

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs gestes devront être posés. Le premier sera de réformer Investissement Québec (IQ) pour prioriser «le développement économique plutôt que le rendement».

Comme M. Fitzgibbon l’a déjà dit plus d’une fois depuis son arrivée en poste comme ministre, le but n’est pas de critiquer IQ, qui «regorge de talents», mais plutôt «de canaliser leurs efforts vers les cibles différentes».

S’il convient que l’atteinte de ces objectifs ne sera pas facile, il compte sur le gouvernement dont il fait partie, qui est composé de «gens d’affaires motivés à faire la différence pour le développement et l’avancement du Québec».

Le ministre a pris soin de répondre à quelques questions posées par Julien Trussart, vice-président de la CCIM, pour clore l’événement.

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