Le solutionneur de l’industrie du verre plat

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Par Jean-Marc Gilbert
Le solutionneur de l’industrie du verre plat
C'est en pensant en dehors de la boîte que Roger Mercure et Bromer ont innové sans cesse en trouvant des solutions destinées aux entreprises œuvrant dans l'industrie du verre plat. (Photo : Olivier Lamarre)

BROMER

« De la petite vitrerie du coin de la rue à la grande multinationale qui roule 24 heures sur 24 », Bromer s’efforce tous les jours, depuis 1984, de trouver des moyens innovants de faciliter la vie aux travailleurs de l’industrie du verre plat. Puisque selon son fondateur, Roger Mercure, il existe toujours une meilleure façon de faire.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Bromer en a parcouru, du chemin, depuis l’époque où M. Mercure ne fabriquait que des supports pour transporter du verre dans le garage de sa résidence de Sainte-Dorothée, à Laval.

Néanmoins, l’idée de base demeure la même : regarder les façons de faire actuelles et trouver un moyen de les améliorer. C’est de cette manière que M. Mercure a fait breveter pas moins de 24 inventions au fil des ans. « Les gens me demandent souvent : « Comment fais-tu pour inventer tant de choses? » C’est seulement en effectuant des observations », leur répond-il. Il faut aussi être persévérant et plutôt habile de ses mains, des qualités que possède l’homme d’affaires.

Des supports destinés au verre pour tous types de camions, des équipements pour la manutention et l’entreposage du verre, et différentes machines comme un système de classeur ou de chargement automatisé de verre sont quelques-unes des inventions développées par M. Mercure et l’équipe de Bromer au fil des ans. « Les clients nous contactent et demandent nos produits pour compléter leurs lignes de production », explique l’entrepreneur.

Et le développement ne doit jamais arrêter. « Nous sommes reconnus pour être innovateurs, pour penser en dehors de la boîte. Si nous arrêtons [d’innover], d’autres vont le faire à notre place. »

Surtout de l’exportation

L’entreprise qui s’est installée à Mascouche en 1988 avant de déménager à Terrebonne en 2000 dans les locaux actuels, agrandis trois fois depuis, fabrique surtout dans le but d’exporter. « Le marché américain représente environ 80 % de notre chiffre d’affaires. Nous exportons aussi au Canada et au Mexique », rapporte M. Mercure. Le service doit également se révéler impeccable et rapide. « S’il y a un problème, nous mettons un technicien dans l’avion et il y va parce que nos équipements alimentent de grandes lignes de production. S’il y a un bris, tout arrête. »

Bromer déniche également de nombreux clients en présentant ses créations lors de grandes expositions annuelles aux États-Unis. Au moment de l’entrevue, l’entreprise se préparait d’ailleurs à quitter Terrebonne pour Las Vegas.

Main-d’œuvre recherchée

Comme plusieurs entreprises, tous secteurs d’activités confondus, l’un des défis pour le futur de Bromer sera de trouver des travailleurs polyvalents.

« Nous avons déjà eu 90 employés  sur deux quarts différents, mais c’est plus difficile depuis le ralentissement économique de 2008 », reconnaît M. Mercure, dont l’entreprise embauche actuellement un peu plus d’une trentaine d’employés, alors qu’elle en aurait besoin de 40 ou 45.

Il sait toutefois qu’il pourra éventuellement partir en laissant l’entreprise entre bonnes mains, puisqu’il peut compter sur l’expertise grandissante de certains jeunes, dont son fils Vincent, qui évoluent chez Bromer depuis un moment déjà.

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