Le toit d’un bâtiment de la Légion royale cède

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Par Jean-Marc Gilbert
Le toit d’un bâtiment de la Légion royale cède
Le toit a cédé au milieu de la salle de réception qu'il abritait. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Après le toit d’un supermarché et celui d’un bâtiment industriel de Terrebonne, voilà que celui abritant la salle de réception de la Légion royale canadienne de Mascouche, sur le chemin des Anglais, a cédé sous le poids de la neige et de la glace dans la nuit du 11 au 12 mars. Puisque personne n’était à l’intérieur, on ne déplore aucun blessé.

Rencontré au lendemain du sinistre, le président Mario Miller n’a pas caché que la nouvelle a été un dur choc à encaisser pour les membres de la branche 120 de la Légion royale. Annexée au bâtiment principal construit en 1945, cette salle de plus de 3 000 pieds carrés avait été construite en 1972.

Ironie du sort, des experts en déneigement de toitures étaient attendus sur place à peine quelques heures après l’effondrement. «Nous avions pris rendez-vous avec eux il y a quelques semaines. Quand ils sont arrivés, mardi matin, ils ont constaté qu’il était trop tard. En même temps, c’est peut-être une bonne chose, puisque le toit aurait pu s’effondrer alors qu’ils étaient là», affirme M. Miller.

Source de revenus

En plus de servir pour les très populaires soirées de fléchettes et d’autres événements, la salle, disponible pour la location, représentait la principale source de revenus de la Légion de Mascouche, indique le président. De plus, elle était fréquemment prêtée à des organismes. «Il y a les cadets et des groupes de scouts qui utilisaient la salle. Il y avait aussi les rencontres des alcooliques anonymes», a-t-il énuméré. Tous ces groupes devront donc temporairement se trouver de nouveaux locaux pour la tenue de leurs activités.

Reconstruction

Malgré la déception, Mario Miller affirme qu’il faut se retrousser les manches. «Les périodes difficiles ne durent jamais longtemps. Et elles nous endurcissent», dit-il. Précisant que les assureurs ont déjà été contactés, il affirme que la Légion a l’intention de reconstruire la salle et même de l’améliorer, si possible. Il précise qu’une campagne de financement sera possiblement lancée sous peu. M. Miller remercie aussi différentes filiales de la Légion royale canadienne de Lanaudière et des Basses-Laurentides pour le soutien offert.

Les élus derrière la légion

Le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, qualifie l’événement de «très désolant pour un organisme qui est implanté depuis si longtemps», mais se dit heureux qu’il n’y ait aucun blessé. Pour ce qui est de la reconstruction, M. Tremblay assure que la Ville pourra fournir rapidement les permis nécessaires, mais suggère que le fédéral pourrait assumer certains coûts.

De son côté, le député fédéral de Montcalm, Luc Thériault, qui venait d’apprendre la nouvelle lorsque nous l’avons contacté, précise qu’il discutera avec le président de la Légion sous peu pour connaître les besoins. «Nous allons d’abord voir ce que l’assureur couvre. S’il paye la reconstruction, par exemple, il faudra aménager la salle ensuite. Nous verrons si nous pouvons aider», précise M. Thériault.

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