LE TRAIT D’UNION MAG : De la patinoire à l’enclos

Photo de Jean-Marc Gilbert
Par Jean-Marc Gilbert
LE TRAIT D’UNION MAG : De la patinoire à l’enclos
Jérémi Phoenix-Lefebvre faisait partie de l'équipe Québec qui a raflé la médaille de bronze lors des Championnats nationaux de crosse en 2017. (Photo : courtoisie)

ATHLÈTE D’EXCEPTION

Comme plusieurs Québécois, Jérémi Phoenix-Lefebvre joue au hockey depuis qu’il est tout jeune. Il y a cinq ans, il a été initié à la crosse et s’est découvert une passion qui a surpassé celle qu’il entretenait pour le hockey. Le Terrebonnien de 16 ans performe si bien que l’équipe junior A des Beaches de Toronto l’a sélectionné lors du plus récent repêchage, en janvier.

C’est son entraîneur de hockey qui a fait découvrir la crosse à Jérémi lorsque l’adolescent était en 1re secondaire. «Je suis totalement tombé en amour avec le sport! Au début, je n’étais pas habile avec le bâton, mais c’est devenu mon sport favori, encore plus que le hockey», se souvient, en entrevue, celui qui entreprend sa 5e année dans cette discipline.

Le jeune athlète combine donc les deux sports depuis quelques années. Il a rapidement remarqué que ce qu’il apprenait sur la patinoire de hockey était utile lorsqu’il se retrouvait dans un enclos ou sur un terrain de crosse et vice-versa.

«Le hockey m’a beaucoup aidé au départ à avoir une certaine base et une vision du jeu. Ensuite, sur le terrain de crosse, on court tout le temps et les contacts sont assez violents. Donc on devient encore plus en forme et on s’endurcit, ce qui est bon pour le hockey. Chaque année, je remarquais que je gagnais une coche de plus dans chacun des sports.»

Le premier surpris

Malgré ses bonnes performances, celui qui était capitaine de l’équipe midget des Mustangs n’a jamais cru qu’une formation de haut niveau pourrait être intéressée à ses services. «Quelques heures avant le repêchage, le directeur général des Beaches m’a contacté pour connaître mon ouverture. J’ai ensuite discuté avec mon coach midget qui m’a parlé de l’organisation et j’ai vu que c’était sérieux.»

Il a appris que les Beaches l’avaient repêché en revenant d’un tournoi de hockey. «J’étais très ému; je voulais presque pleurer. On a arrêté la voiture, je suis sorti et je me suis mis à courir», raconte l’adolescent avec un sourire dans la voix.

S’il fait partie de l’organisation, ses chances d’être un joueur régulier des Beaches dès cette année sont pratiquement nulles, puisque l’équipe est composée d’un grand nombre de joueurs de 20 et de 21 ans. «Je vais peut-être jouer un match hors-concours, mais sinon, je vais peut-être jouer avec un club de classe B ou de classe C.»

Celui qui aimerait peut-être un jour devenir un joueur de crosse professionnel doit d’abord terminer son secondaire, après quoi il devra choisir entre le cégep au Québec ou l’université en Ontario pour la poursuite de ses études.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar