LE TRAIT D’UNION MAG : Des portes façonnées pour vos foyers

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Par Pénélope Clermont
LE TRAIT D’UNION MAG : Des portes façonnées pour vos foyers
Guy Giguère en cours de fabrication d’une porte des Foyers d’aujourd’hui. (Photo : Pénélope Clermont)

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Qui n’aime pas les feux de foyer? Guy Giguère en fait son quotidien depuis 1987. Excepté qu’il n’en profite pas comme tout le monde. Il en fabrique les portes. Une à une, il les façonne selon les besoins et envies de sa clientèle.

C’est dans son atelier de Terrebonne que le Mascouchois fabrique les portes des Foyers d’aujourd’hui, entreprise qu’il dirige depuis 32 ans. En plus d’offrir une sécurité accrue, les portes hermétiques de M. Giguère génèrent un rendement énergétique supérieur, dit-il. Elles s’adaptent de plus aux foyers en brique, en pierre, en marbre, en granite ainsi qu’aux modèles préfabriqués.

«Je peux m’adapter à tout», assure l’artisan qui fait du travail sur mesure. Le travail à la chaîne ne m’intéresse pas du tout. Je l’ai fait un an dans ma vie et j’ai dit : « Pu jamais »! […] Chaque porte a ses défis. C’est là que je prends ma fierté. Avec des modèles sur mesure, on sort de notre zone de confort.»

Il faut dire qu’au fil des ans, le spécialiste en a réalisé, des portes de foyer! «Ce qui me distingue, c’est l’étanchéité de mes produits. J’ai 40 ans d’expérience là-dedans. Il y en a qui commencent jeunes et qui restent mauvais toute leur vie; moi, je me suis bonifié, soutient-il en riant. En deux ans, l’élève dépassait le maître!»

Ironiquement, aux dires de M. Giguère, nul besoin de s’y connaître en feu pour confectionner de bonnes portes : «C’est l’expérience qui fait que ça fonctionne. Il faut juste savoir ce qu’on fait et vouloir le faire, parce que c’est beaucoup de travail. Les matériaux font le reste. C’est d’être minutieux et de livrer un beau produit, le secret.»

D’abord polisseur

L’entrepreneur a fait ses débuts dans le métier comme polisseur de métal, puis a rejoint une entreprise de portes de foyer. De fil en aiguille, il a démarré sa propre entreprise. S’il a eu des employés à sa charge à une certaine époque, il œuvre maintenant en solitaire. «Et c’est bien correct de même!» souligne l’homme indépendant.

À son rythme, il découpe l’acier, le polit, le soude et c’est ainsi que la matière se transforme en porte de foyer. «C’est variable parce que je fais autant des portes standards que du haut de gamme, mais ça peut me prendre de 6 h à 15 h-20 h facilement. Je peux en faire trois ou quatre par semaine.»

Élaborant aussi des chenets d’acier, des pare-étincelles et d’autres accessoires de foyer, M. Giguère fait surtout affaire directement avec sa clientèle, mais on peut retrouver ses produits dans certains commerces, dont en Ontario. «Ce que j’aime, c’est le travail manuel. C’est de créer quelque chose. Quand je l’installe ensuite chez un client, c’est une bonne satisfaction», conclut le principal intéressé.

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