LE TRAIT D’UNION MAG : « La beauté de l’imparfait »

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Par Jean-Marc Gilbert
LE TRAIT D’UNION MAG : « La beauté de l’imparfait »
Marie-Hélène Robillard a toujours été une artiste dans l'âme, mais c’est seulement en 2016 qu'elle a décidé d’en vivre. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

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Ayant étudié en arts plastiques au cégep avant de se tourner vers la psychologie à l’université, Marie-Hélène Robillard ne s’imaginait pas devenir un jour porcelainière. C’est après qu’elle eut suivi un cours de poterie que les choses se sont enchaînées pour la Terrebonnienne. Elle utilise aujourd’hui son garage comme atelier pour y confectionner une foule d’objets du quotidien.

Après avoir travaillé durant quelques années en relation d’aide auprès d’enfants en difficulté, l’artiste en elle a décidé d’entreprendre une technique en métiers d’arts en 2012. «J’avais travaillé beaucoup avec ma tête. J’ai voulu commencer à travailler avec mes mains. Je voulais utiliser la même sensibilité que j’avais dans mon travail pour faire de l’art», explique Mme Robillard. La porcelaine était donc un médium tout indiqué pour l’artisane qui a ouvert son atelier en 2016.

À la main.

Bien qu’elle dispose de tous les outils pour tourner la porcelaine, elle adore façonner les pièces avec ses mains. Que ce soit un bol, une tasse ou une assiette, elle déforme légèrement, de façon intentionnelle, chacune de ses créations pour les rendre uniques. «C’est la beauté de l’imparfait!»

Et ses clients, qui achètent ses produits en ligne sur la boutique de son site Web ou lors de salons des métiers d’arts, apprécient cette imperfection. «Parfois, les gens me disent que le café goûte meilleur [dans mes tasses]», dit-elle avec le sourire.

Chose certaine, elle met beaucoup d’amour dans chacune de ses œuvres, surtout quand on pense à toutes les étapes nécessaires à leur création. Après le modelage, l’objet fabriqué doit sécher pendant plusieurs jours, voire quelques semaines, selon sa dimension. Par la suite, il faut effectuer une première cuisson qui sera suivie d’un émaillage; une deuxième cuisson à très haute température doit être réalisée, et la pièce est terminée par son polissage. À la fin, on obtient un produit translucide et d’une grande finesse, mais assez résistant pour être mis dans le four à micro-ondes et au lave-vaisselle.

Rayonner

Celle qui saisit toutes les opportunités pour se faire connaître redonne aussi à la société à travers un partenariat qu’elle a noué avec la Fondation Rêves d’enfants.

Au cours des prochaines années, Marie-Hélène Robillard travaillera à faire rayonner son art, qui est aussi son gagne-pain, sans toutefois tomber en mode

«industriel» parce qu’elle ne veut pas dénaturaliser ce qu’elle construit depuis trois ans, et surtout parce que la beauté de l’imparfait doit demeurer.

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