L’enfer

Gilles Bordonado

L’enfer. Les citoyens de Terrebonne et de Mascouche vivent l’enfer sur les routes alors que la rentrée de septembre est officiellement bien entamée. Et le ministère des Transports du Québec n’aide pas la situation, car il a lancé des travaux d’asphaltage pour deux mois sur la 25, des travaux qui accentuent la congestion routière matin et soir.

Je ne suis pas allé aux sources, mais j’aimerais bien comprendre pourquoi notre bien-aimé «ministère de la Congestion routière» n’a pas réalisé ces travaux d’asphaltage en été, alors que la circulation chute dramatiquement. Probablement qu’un fonctionnaire bienpensant a trouvé que ça avait plein de sens de les faire à l’automne en pleine rentrée, quand tout le monde est sur la route… B-R-A-V-O! Transports Québec trouvera sûrement une bonne ou un bon relationniste chevronné pour justifier cette gestion lumineuse.

La situation serait plus tolérable si Québec offrait aux résidants de la MRC Les Moulins des outils de qualité pour permettre aux automobilistes de troquer l’auto pour le transport collectif. Mais ce n’est pas le cas.

Les navetteurs qui prioriseraient le transport collectif ou le covoiturage au nord du boulevard des Seigneurs ne disposent pas d’une voie réservée à cette seule fonction. Celle-ci débute juste avant l’île Saint-Jean. C’est donc dire que même les gens misant sur ces bonnes habitudes restent coincés sur la 25 pendant de longues minutes avant d’atteindre la voie réservée. Il en va de même au retour à la maison alors qu’un long bout de la voie réservée sur la 25 à Laval n’est pas ouvert au covoiturage. Une hérésie. Et c’est pareil pour les automobilistes qui empruntent la 335, la 337 et la 40. Tout le monde cherche des solutions et ça déborde sur les quartiers résidentiels. On dirait que Québec n’en a rien à foutre de la qualité de vie des travailleurs et des entreprises qui les embauchent.

Ce n’est pas tout. La région dispose bien d’un train, mais il est mal foutu. Il passe par Repentigny et l’est de Montréal, allongeant les délais pour rentrer en ville. Qui plus est, il ne roule pas les week-ends, car le train de banlieue coûte trop cher à mettre sur les rails. Et comme si la coupe n’était pas assez pleine, ses usagers vont devoir, dans peu de temps, en descendre pour emprunter le REM. On se fout vraiment de notre gueule… Je le dis souvent, mais on est considérés dans ce dossier, comme dans bien d’autres, comme des citoyens de seconde zone. 

Heureusement que les villes de Terrebonne et de Mascouche investissent à fond la caisse dans le transport en commun par autobus. Même si tout n’est pas parfait, même si ces autobus restent bloqués dans la circulation locale, ces derniers peuvent atteindre assez rapidement les stations de métro Montmorency, Radisson et Henri-Bourassa.

Mais rassurez-vous, votre bon ministère des Transports du Québec vous a à cœur et vous remercie de votre collaboration. «Le Ministère remercie les usagers de la route pour leur collaboration. Afin de planifier adéquatement vos déplacements, informez-vous sur les entraves en cours et à venir en consultant le Québec 511.»  Dans le fond, si tu veux éviter les entraves, pars de chez toi à 5 h le matin et revient à 20 h le soir. On nous prend vraiment pour des caves…

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