L’environnement payant pour Nettoyeur Éco-Logique Vincent Plus

Contre toute attente, c’est finalement le Nettoyeur Éco-Logique Vincent Plus, propriété de Diane Cloutier et Serge Léo, qui a remporté le Phénix de l’environnement 2005 dans la catégorie «Entreprise et institution».

Éric Ladouceur

La remise du prix a eu lieu le 9 juin lors d’un gala qui se déroulait au théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. «Quand ils ont annoncé qu’on gagnait, je ne le croyais pas. J’étais tellement sous le choc que j’ai oublié de prononcer le discours que j’avais spécialement demandé à Gilles (Bordonado) au cas où je gagnerais. Vous savez, c’est la récompense d’une dizaine d’années de travail. Dix ans que nous tentons de convaincre les gens que ce ne sont pas tous les nettoyeurs qui polluent», a souligné une Diane Cloutier encore très excitée par son prix.

Dix ans d’acharnement

De fait, voilà 10 ans que Diane Cloutier et Serge Léo ont eu l’idée de partir en affaires en créant le premier nettoyeur écologique. Pour résumer tout le chemin parcouru, le comité du jury, présidé par Michel Montpetit, directeur du Centre universitaire de formations en environnement de l’Université de Sherbrooke, a bien décrit les réalisations du couple dans ce petit texte très éloquent : «Technologie de pointe, récupération des résidus dangereux, diminution du plastique d’emballage par un service de housses réutilisables, achat d’équipement réusiné, politique d’achat de papier recyclé, réemploi des cintres en métal, récupération des matières

recyclables, intégration sociale de personnes qui ont une déficience intellectuelle, création de postes adaptés aux élèves, incluant du temps pour les devoirs, service de collecte et de livraison du linge pour les personnes âgées! Voilà un impressionnant programme mis en place au fil des ans.» Effectivement.

Le prix remporté par Nettoyeur Éco-Logique Vincent Plus est d’autant plus impressionnant que le commerce de Terrebonne rivalisait dans sa catégorie avec BPR, une importante firme de génie-conseil de Québec, et Norsk Hydro Canada, la filiale canadienne d’une grosse multinationale oeuvrant dans les secteurs de l’énergie et de l’aluminium.

Des répercussions

Il est permis de croire que ce prix pourrait bien inciter le gouvernement à appliquer des lois plus sévères pour encadrer l’industrie du nettoyage de linge. «On vient de démontrer que c’est possible d’opérer un nettoyeur tout en étant socialement responsable et respectueux de l’environnement. Je partage d’ailleurs ce prix avec tous les autres nettoyeurs qui respectent les normes environnementales», a lancé Mme Cloutier lors de son passage à La Revue.

Autre front

Tous les gens qui les connaissent savent que Diane Cloutier et sa famille ne s’assoiront pas sur leurs lauriers malgré ce Phénix. Après avoir ouvert une deuxième succursale à Mascouche, Diane Cloutier compte effectivement poursuivre la bataille sur un autre front : la reconnaissance du métier de presseur. «Il faut que la formation de presseur soit reconnue et valorisée au sein de l’industrie et de la société en général. Nous allons travailler très fort pour faire en sorte que le métier de presseur soit reconnu comme l’équivalent d’un menuisier», donne en exemple celle qui s’implique aussi beaucoup auprès de la Chambre de commerce de Terrebonne.

Chose sûre, le prix remporté par le Nettoyeur Éco-Logique Vincent Plus risque d’avoir des retombées dans l’industrie du nettoyage. Notamment pour Diane Cloutier, qui rêve depuis longtemps de bâtir une chaîne de nettoyeurs écologiques. Le 9 juin dernier pourrait bien être un point tournant dans le lancement de ce concept unique qui gagne à être répandu.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar