Les BDYS, un moteur pour de jeunes créateurs

Pénélope Clermont

journaliste@larevue.qc.ca

Les BDYS, un moteur pour de jeunes créateurs
Une partie des jeunes créateurs réunis avec leurs collaborateurs au dévoilement des BDYS, à la bibliothèque Bernard-Patenaude de Mascouche. (Photo : Pénélope Clermont)

Ce sont 19 jeunes auteurs et dessinateurs qui ont eu la chance d’explorer leur talent et leur créativité grâce au projet des BDYS, mis de l’avant par Dysphasie Lanaudière. Moteur de réussite pour des étudiants avec un trouble développemental du langage, le projet réalisé en partenariat avec le CREVALE et son volet Mission lecture Lanaudière a été dévoilé le 27 juin dernier, à Mascouche.

Les BDYS, c’est une publication regroupant deux histoires sous forme de BD écrites par deux groupes de jeunes auteurs et dessinateurs avec le soutien de Tricya Normandin et Marie Guerra, respectivement chargée de projet et animatrice pour Dysphasie Lanaudière.

La première histoire, Pas le temps de niaiser, a été entièrement créée par huit membres de Dysphasie Lanaudière. La seconde, Un colis suspect, a été élaborée par 11 élèves de la classe d’André Durand, enseignant à l’école secondaire Félix-Leclerc, à Repentigny.

Très fiers de ce qu’ils ont accompli, plusieurs jeunes étaient présents à la bibliothèque de Mascouche pour décrire l’expérience qu’ils ont vécue tout au long du processus. «J’ai toujours été passionné par la BD et j’ai voulu voir le processus de création», a témoigné Maxime Trottier. «Je voulais montrer ma créativité et j’ai de plus appris à mieux dessiner. J’ai aimé travailler en m’amusant, en plus avec des amis!» a renchéri Gabrielle Houde avant qu’Émile Chauvette conclue : «J’ai préféré ça au français et aux mathématiques!»

Si la démarche auprès de Dysphasie Lanaudière s’est entamée en octobre, celle supervisée par M. Durand s’est échelonnée sur cinq semaines intensives. «Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’on a fait en masse de français, a-t-il répondu aux gens présents en lien avec le commentaire d’Émile, son élève. Le projet leur a permis de mettre à profit de belles forces et de travailler certaines difficultés.»

Visiblement heureuse du résultat final, la directrice de Dysphasie Lanaudière, Josée Lemay, n’a pas manqué de souligner le talent des jeunes créateurs. «C’est impressionnant de voir s’exprimer des jeunes pour qui la communication est un défi tous les jours. Il est impressionnant de voir l’expression de leur créativité prendre forme dans leur trait de crayon. […] Il serait plus juste de dire que ces jeunes sont en soi impressionnants et inspirants.»

Afin de faire rayonner les BDYS, des exemplaires seront disponibles dans les bibliothèques municipales sud-lanaudoises, de même que dans celles dans les écoles de la Commission scolaire des Affluents. Des exemplaires sont aussi en vente au coût de 15 $ auprès de Dysphasie Lanaudière.

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