Ouverture des camps de jour le 22 juin

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Par Pénélope Clermont
Ouverture des camps de jour le 22 juin
Sans implanter un système de priorisation, la Ville de Terrebonne invitera principalement les familles dont les deux parents travaillent à inscrire leurs enfants aux camps de jour, soutient le maire Plante. (Photo : archives)

TERREBONNE TRAVAILLE SUR UN SCÉNARIO

Autre bonne nouvelle pour les Québécois aujourd’hui, le premier ministre François Legault a autorisé l’ouverture des camps de jour dès le 22 juin.

Les groupes seront plus petits avec des consignes de distanciation, a-t-il mentionné durant son point de presse du 21 mai. « Nous aurons besoin de plus de moniteurs et de monitrices. On a un gros défi de recrutement », a ajouté le premier ministre.

Il faudra un certain temps avant qu’on en sache plus sur la façon dont les camps de jour s’orchestreront localement, mais la Ville de Terrebonne travaille sur un scénario concernant ceux-ci depuis plusieurs semaines. Si l’offre sera possiblement moins étendue que par les années passées, on assure que tous les secteurs de la ville seront couverts.

« Depuis le début de la pandémie, on travaille pour offrir le service, même s’il est moindre. On s’entend qu’on n’ira pas à La Ronde, au mini-putt ou aux glissades d’eau avec les enfants, expose le maire de Terrebonne, Marc-André Plante, mais c’était important pour nous qu’il y ait des camps de jour parce que les parents auront les besoins financiers de retourner au travail. C’est aussi bon pour les enfants vivant dans des milieux plus difficiles qui pourront se retrouver dans un milieu plus structuré. »

Dans son scénario, l’administration municipale respectera les critères imposés par la Santé publique et pense aussi aux enfants avec un handicap, souligne le premier magistrat.

Présence moins imposante

La Ville de Terrebonne a envoyé ce matin même un sondage auprès des usagers de l’an dernier pour connaître leurs intentions d’inscrire leurs enfants aux camps de jour cet été. En 2019, quelque 2 000 jeunes avaient été accueillis par les moniteurs de Terrebonne. M. Plante s’attend à une présence moins imposante en 2020, que ce soit à cause de la crainte des parents d’inscrire leurs enfants ou simplement des ratios limités par la Santé publique.

Selon un document transmis par l’Union des municipalités du Québec (UMQ), on demande un moniteur pour quatre enfants de 3-4 ans jusqu’à un moniteur pour dix enfants de 12-14 ans. « Avec le même nombre de moniteurs que l’an dernier, on pense que l’offre réduira de plus que 50 %. On pourrait accueillir autour de 800 à 1 000 enfants, fait savoir M. Plante, qui invite au passage les jeunes à poser leur candidature pour devenir moniteurs.

En terminant, le maire se fait rassurant, mais réaliste. « Le risque zéro n’existe pas. Il se peut qu’on impose plus de mesures que moins, qu’il arrive un cas positif et qu’on doive fermer un service de garde. Mais il n’y a pas beaucoup d’alternatives et il faut commencer quelque part », conclut-il.

D’ici une dizaine de jours, la Ville de Terrebonne devrait présenter un plan plus clair quant au déploiement des camps de jour sur son territoire. Du côté de Mascouche, l’administration municipale se donne jusqu’au 25 mai pour « statuer sur les orientations qu’elle prendra en matière de camp de jour ».

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