Les cols bleus de Terrebonne en grève

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Par Jean-Marc Gilbert
Les cols bleus de Terrebonne en grève
Une cinquantaine de cols bleus ont profité du déclenchement de la grève pour manifester sur la rue Saint-Pierre, le 18 mars. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Le syndicat des employés manuels de la Ville de Terrebonne a déclenché une grève de sept jours vers 14 h, le 18 mars. Ils seront de retour au travail le 25 mars dès 7 h. Profitant de la tenue d’un événement et de celle d’une séance du conseil municipal le soir même, ils ont manifesté devant la salle du conseil de la rue Saint-Pierre.

En fin d’après-midi, une cinquantaine de cols bleus munis de pancartes aux couleurs de la CSN, ainsi que d’affiches sur lesquelles on pouvait notamment lire des messages comme «Le roi de Terrebonne», ou alors «On exige le respect», se sont rassemblés au beau milieu de la rue Saint-Pierre pour se faire entendre.

Au début de la séance, une trentaine d’entre eux étaient présents dans la salle pour écouter leur président Denis Renaud s’adresser au maire.

«La signification de cette grève n’a pas de lien direct avec la présente négociation. Elle a tout à voir avec un climat de travail extrêmement malsain dans le milieu de travail des cols bleus», a-t-il déclaré d’emblée lors de sa longue intervention.

Il souligne avoir récemment demandé au directeur général Alain Marcoux ce qui pouvait être fait pour apaiser le climat de travail. «Quatre jours plus tard, j’étais suspendu pour trois semaines. Quel beau message à envoyer au syndicat si vous voulez négocier, a ironisé M. Renaud. En fait, le message que vous envoyez, c’est « Regardez, on va vous casser ». Je vous avise que ça n’arrivera pas!»

Il a finalement indiqué que des dizaines d’employés ont été suspendus pour une période de un à trois jours au cours de la dernière semaine.

Tous les cols bleus ont quitté la salle quelques minutes plus tard.

La Ville avare de commentaires

Le maire n’a pas répondu au leader syndical. Au terme de la séance, il a affirmé à La Revue que l’assemblée du conseil n’est pas un endroit pour tenir de telles discussions, et que c’est à la table de négociations qu’une entente sera conclue.

En ce qui concerne les suspensions massives dont a fait état M. Renaud, le maire nous réfère au service des communications. Depuis ce dernier, le conseiller Pierre Tadros répond ne pas pouvoir confirmer le nombre de suspensions ni leurs motifs , puisque «les dossiers d’employés sont confidentiels».

La Ville a fait parvenir aux cols bleus, le 14 mars, une invitation à tenir une première séance de travail dans la semaine du 25 mars. Trois plages horaires ont été proposées. Cette première rencontre servirait notamment à établir un calendrier de négociations.

Services essentiels maintenus

Dans un communiqué de presse, la Ville de Terrebonne a annoncé que les services essentiels seront maintenus pendant la grève. Ils comprennent «les interventions lors de fuites d’eau ou de bris d’égouts, l’épandage d’abrasif et le tassement de la neige si l’accumulation est d’au moins 4 centimètres».

«Les accumulations importantes d’eau dans les puisards ou encore le gel dans les fossés et sur les ponceaux seront aussi pris en charge», si nécessaire. En cas d’urgence, le personnel-cadre de la Ville s’occupera de la réparation de nids de poule et d’affaissements de la chaussée.

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Jean-Marc GilbertAndré St-JacquesRena Egan Marcotte Auteurs de commentaires récents
Rena Egan Marcotte
Invité
Rena Egan Marcotte

Correction de votre titre requise: Les cols DE bleus

André St-Jacques
Invité
André St-Jacques

Si la ville manque de respect envers les cols bleus,est ce que les cols bleus qui vont manifester devant la maison d’un cadre sont respectueux envers sa famille et les voisins!!!