Les députés appuient les demandes des CJE

Le financement des Carrefours jeunesse-emploi (CJE), ces organismes qui offrent un service de réinsertion aux jeunes décrocheurs, n’a pas été indexé depuis 2000. Lors d’un point de presse, les députés de Lanaudière Jocelyne Caron, Luc Thériault et Jean-Claude St-André ont expliqué pourquoi il fallait augmenter les budgets des CJE.

Philippe Pilette

«C’est l’avenir de l’intégration sociale et professionnelle des jeunes de 16 à 35 ans qui se joue. On doit accroître l’intervention auprès des jeunes dans une région où le taux de décrochage et de diplomation est problématique», a affirmé le député de Masson, Luc Thériault. Le député a expliqué que dans un marché de l’emploi qui fonctionne de façon rigide, les CJE représentent pour de nombreux jeunes la seule option pour leur permettre de se raccrocher au système. «Les CJE ne sont pas un luxe, ils sont nécessaires», a-t-il ajouté.

La députée de Terrebonne, Jocelyne Caron, a elle aussi souligné la nécessité de soutenir les CJE, «une des plus belles réussites du Parti québécois». Elle a rappelé que le nombre de jeunes en âge d’intégrer le marché du travail est en croissance dans la région et que les besoins croissent au même rythme.

Le député de L’Assomption, Jean-Claude St-André, a fait remarquer les difficultés de rétention des employés des CJE déjà formés, faute de conditions de travail acceptables. Selon les directeurs des CJE, ce sont plus de 6 M$ supplémentaires qu’il leur faudrait afin de répondre adéquatement à la demande.

Évaluation de la CRÉ

Les directeurs généraux des Carrefours jeunesse-emploi demandent également au gouvernement de retirer leur organisme de l’évaluation menée par la Conférence régionale des élus (CRÉ), tel que le propose la loi 34. Selon les directeurs, les CJE sont une ressource particulière qui ne peut être comparée aux autres ressources d’emploi et qui ne peut être évaluée selon les mêmes critères. De plus, ils sont déjà évalués par les différents programmes auxquels ils participent.

Depuis leur implantation, les CJE ont développé une expertise particulière pour venir en aide aux jeunes décrocheurs. En 2002, ce sont plus de 27 000 jeunes qui ont entrepris une démarche d’intégration professionnelle avec les CJE du Québec, et 66 % d’entre eux ont pu réintégrer le marché du travail. Le Carrefour jeunesse-emploi des Moulins a pour sa part accueilli 942 nouveaux clients en 2003-2004 pour une démarche d’orientation et d’employabilité.

Les CJE s’impliquent activement au niveau local et régional et font appel à plusieurs partenaires des secteurs public et privé, démontrant ainsi la pertinence de leur action dans la communauté.

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