Les enseignants de l’école St-Sacrement en lock-out

Le 5 mai dernier, la direction de l’école secondaire St-Sacrement a procédé à la fermeture de l’école et renvoyé les élèves à la maison, après que les enseignants se soient présentés au travail en jeans. Les professeurs, qui doivent négocier le renouvellement de leur convention collective échue depuis le 31 août, avaient choisi ce moyen de pression pour tenter de faire avancer les négociations.

Philippe Pilette

“Ils ont dépassé les bornes! On ne peut pas permettre aux professeurs de travailler en jeans dans un école où la tenue de ville est obligatoire!” a déclaré le directeur Yves Lemire aux journalistes de la télévision, la journée du lock-out. Pour sa part, la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (CSN) Denise Trudeau a déclaré en conférence de presse que la direction “veut casser le syndicat”, trouvant surprenante et incompréhensible la réaction du directeur face à la manifestation des enseignants.

Ceux-ci ont pris depuis quelques semaines divers moyens de pression tels que le port de macarons et le piquetage avant les cours pour inciter la direction de l’école à s’asseoir à la table de négociation. Il y a deux semaines, la direction a fait remorquer des véhicules d’enseignants dont les pare-brises arboraient des affiches de la CSN.

Sept rencontres ont déjà eu lieu depuis décembre entre le comité de négociation et la direction. La semaine dernière, le syndicat a demandé la conciliation et deux rencontres ont eu lieu sans donner de résultats. Selon le président du syndicat de l’école Maxime Renaud, l’enjeu des négociations ne porte pas sur les salaires mais sur les conditions de travail. Les principaux points en litige portent sur une éventuelle augmentation du nombre d’élèves par classe pour certains niveaux et la réorganisation des assurances collectives. Les enseignants demandent également certains réaménagements dans les horaires de travail.

Réunis en assemblée générale le 5 mai, les enseignants ont voté à 87% en faveur d’une grève générale et illimitée qui prendra effet dès la levée du lock-out. Lundi le 10 mai, nous avons appris que des rencontres avaient eu lieu au cours de la fin de semaine et que la direction avait fait une offre finale au syndicat. Au moment d’aller sous presse, La Revue ne connaissait pas encore la réponse du syndicat.

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