Les esprits s’échauffent au conseil municipal

Les esprits s’échauffent au conseil municipal
La citoyenne Hélène Michaud a demandé au maire Marc-André Plante pourquoi la conseillère Caroline Desbiens était de nouveau absente à la séance du conseil municipal du 10 juin.

La dernière séance du conseil municipal de Terrebonne, qui s’est tenue le lundi 10 juin, a été marquée par plusieurs épisodes de tensions liées aux conditions de travail des cols bleus et blancs de la Ville, ainsi qu’à l’opacité qui entoure la situation de la conseillère Caroline Desbiens.

Une vingtaine de manifestants brandissant des pancartes de la CSN devant l’édifice Louis-Lepage, ainsi qu’une trentaine d’autres à l’intérieur ont donné le ton à la première période de questions du conseil municipal. La présidente du Syndicat des cols blancs de la Ville de Terrebonne, Chantal Riopelle, a tout d’abord dénoncé ce qu’elle considère comme «une transformation organisationnelle improvisée» qui nuit aux relations de travail. Elle a notamment pointé du doigt, tout comme son homologue Denis Renaud, président du Syndicat des cols bleus, les actions du directeur général Alain Marcoux. Le maire Marc-André Plante a eu du mal à maîtriser ces interventions, au point de menacer d’exclure M. Renaud de la séance et de la lever. Le dossier des négociations avec les syndicats semble donc toujours aussi épineux.

Que se passe-t-il avec Caroline Desbiens?

Exclue du caucus de l’Alliance démocratique de Terrebonne et retirée de ses responsabilités municipales depuis le début du mois de mai, la conseillère du district 8, Caroline Desbiens, était pour une troisième fois consécutive absente de la séance du conseil municipal. Interrogé à ce sujet par le conseiller du Mouvement Terrebonne Marc-André Michaud et par la citoyenne Hélène Michaud, le maire Plante a indiqué que le dossier de Mme Desbiens, confié le 17 mai au Bureau d’intégrité et d’éthique de Laval-Terrebonne (BIELT), venait d’être transféré à des «autorités compétentes». Son cabinet a ensuite précisé à La Revue que cette autorité se trouve être la Commission municipale du Québec (CMQ), sans fournir le détail des allégations concernant la conseillère. Malheureusement, ni le BIELT ni la CMQ ne peuvent pour le moment répondre à nos questions pour cause de confidentialité.

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