« Les gens ont lancé un véritable cri d’alarme » – Diane Bourgeois

Dans le cadre d’une tournée provinciale sur le logement, le député de Beauport–Limoilou et porte-parole du Bloc Québécois en matière de Logement, Christian Simard, était de passage à Terrebonne le 25 janvier. Accompagné des députés Diane Bourgeois et Roger Gaudet, M. Simard a dressé un portrait peu reluisant de la situation actuelle.

Valérie Maynard

«Il y a près de 2,5 milliards de dollars qui dorment dans les coffres de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) – et je ne fais pas état du surplus budgétaire de 9 milliards de dollars du gouvernement fédéral –, alors comment se fait-il que 18 % des locataires doivent encore consacrer plus de 50 % de leurs revenus à leur logement?» a d’entrée de jeu vivement dénoncé le député Christian Simard.

Lors de cette rencontre, Christian Simard a entendu les avis et les commentaires des nombreux intervenants de la région concernés par la pénurie actuelle de logements sociaux, sans but lucratif et coopératifs.

Crise du logement

Au terme de 11 années de coupes budgétaires qui ont provoqué la pire crise du logement au Québec et au Canada, le gouvernement fédéral s’était engagé, il y a trois ans, à corriger la situation et à réinvestir dans le logement social, sans but lucratif et coopératif. Malgré cela, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), de concert avec le Réseau canadien sur le logement et l’itinérance dénonce toujours le manque de volonté de la SCHL et du gouvernement fédéral à doter les citoyens de logements décents et abordables.

«Le gouvernement fédéral doit adopter le plan mis de l’avant par les groupes sociaux qui prévoit, d’ici les trois prochaines années, un réinvestissement progressif dans le logement social, sans but lucratif et coopératif, pour atteindre 1 % de ses dépenses de programme», estime pour sa part le député de Montcalm, Roger Gaudet.

Et avec 68 % de la population qui a voté pour un parti d’opposition aux dernières élections, les bloquistes estiment que Paul Martin ne peut se permettre de ne pas être à l’écoute des besoins des gens. «M. Martin a le choix de tenir le pouvoir à bout de bras ou de gérer le pays en fonction de la population canadienne», a indiqué Christian Simard.

Besoins criants

«Dans ma circonscription, comme partout au Québec, les besoins pour des logements décents sont criants alors qu’on a encore un taux d’inoccupation très faible, soit 0,3 %. Les propriétaires d’adonnent à la surenchère des loyers et ils peuvent se permettre d’être sélectifs. Ils remettent à plus tard des rénovations parfois essentielles au bien-être des locataires, qui sont souvent des familles. Ce sont elles qui font les frais de la pénurie», d’ajouter Mme Bourgeois. Sans compter que les gens sont de plus en plus nombreux à quitter la région pour aller s’installer ailleurs. «Il faut travailler à la rétention de notre population. Présentement, beaucoup trop de jeunes et de personnes âgées s’en vont à Laval, par exemple», dénonce encore Mme Bourgeois.

La tournée du Bloc Québécois se terminera d’ici quelques semaines. Le rapport qui en résultera sera ensuite déposé à la Chambre des communes vers le 20 février.

Partager cet article

Commentez l'article

avatar