Les trois conditions du Bloc Québécois

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Par Jean-Marc Gilbert
Les trois conditions du Bloc Québécois
Photo : Jean-Marc Gilbert

Pour avoir l’appui du Bloc Québécois à la Chambre des communes, le prochain gouvernement devra respecter trois conditions : augmenter les pensions de Sécurité de la vieillesse de 1 300 $ par année, adopter un règlement interdisant toute nouvelle brèche dans le système de gestion de l’offre et réindexer les transferts fédéraux en santé. C’est ce que le candidat du Bloc Québécois dans Montcalm, Luc Thériault, a déclaré lors d’un point de presse à son local électoral, le 30 septembre. Reprenant l’engagement pris la veille par son chef, Yves-François Blanchet, M. Thériault mentionne aussi l’intention du Bloc de mettre de la pression pour que ces pensions soient indexées en fonction du salaire industriel moyen plutôt qu’en fonction de l’indice des prix à la consommation. Par ailleurs, M. Thériault travaillera aussi fort pour protéger réellement les producteurs agricoles en interdisant, par une loi, toute brèche supplémentaire dans le système de gestion de l’offre. Finalement, les transferts en santé provenant d’Ottawa devront être réindexés à 6 %, sans quoi le Bloc a l’intention de s’opposer aux propositions du gouvernement fédéral en matière budgétaire. «Il y a certaines choses sur lesquelles nous sommes prêts à négocier, mais pas celles-ci. Nous disons aux partis : « Faites de la place [pour ces mesures] dans votre cadre financer »», a lancé M. Thériault, soulignant que le cadre financier du Bloc sera dévoilé sous peu. Le député sortant a aussi admis sans détour souhaiter que le prochain gouvernement soit minoritaire pour que les Québécois puissent «voir ce que le Bloc peut faire à Ottawa» et éviter d’avoir un seul parti qui «gouverne en monarque absolu».

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