L’héritage de 2019

Par Gilles Bordonado
L’héritage de 2019
Gilles Bordonado

L’actualité locale laisse souvent une grande place aux questions politiques et aux affaires municipales, comme en font foi plusieurs sélections de notre palmarès 2019. Si La Revue met en lumière les vécus bien différents à Terrebonne et À Mascouche, certaines personnalités marquantes sont issues du monde des affaires cette année.

Ainsi, La Revue souligne l’engagement d’André Shatskoff avec le titre de personnalité de l’année pour l’essor exceptionnel qu’il a donné à la Caisse Desjardins de Terrebonne au cours de son long mandat à sa direction, mais aussi pour son dévouement hors pair dans notre milieu.

On ne pouvait passer sous silence l’implication de l’architecte Maxime-Karl Gilbert. Outre ses réalisations professionnelles notables, il est un homme impliqué dans une foule d’organismes de la région. Son titre de bénévole de l’année est bien mérité. Quant à la sélection de François Bonin à titre de personnalité économique de l’année, elle fait suite à son titre de personnalité d’affaires par excellence au Gala Vision de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins. Cet entrepreneur visionnaire, propriétaire de Trois Diamants Auto, a réalisé un investissement majeur sur le chemin Gascon au cours des dernières années.

L’année 2019 aura été aussi celle du grand retour du Bloc Québécois à la Chambre des communes. Si Luc Thériault et Michel Boudrias avaient déjà leur place dans l’enceinte du parlement, les députés de Montcalm et de Terrebonne ont amassé des majorités stratosphériques aux dernières élections.

Ce bilan ne pouvait passer sous silence les difficultés de l’administration municipale de Terrebonne. L’expulsion de Caroline Desbiens de l’ADT, le gain du greffier Denis Bouffard au Tribunal du travail, les difficultés financières, les manifestations incessantes des syndiqués cols bleus, le mécontentement grandissant de certains employés, la poursuite du conseiller Michel Morin comme de deux promoteurs immobiliers se sentant lésés par la Ville (problèmes datant de l’ère Robitaille) et la grogne des contribuables bien identifiée lors d’un sondage mené par Mainstreet Québec cet automne pour le compte de La Revue, et ce, avant même la nouvelle hausse de taxes annoncée récemment, augurent bien mal pour l’administration du maire Plante. Ces mauvaises nouvelles éludent les réalisations de la formation politique, dont les travaux sur le chemin Gascon et le boulevard des Seigneurs. Pendant ce temps, l’opposition se structure. Outre Mouvement Terrebonne, l’ex-maire Stéphane Berthe, candidat à la mairie avoué, se positionne. Il y a aussi l’ancien député Mathieu Traversy qui doit prendre bonne note des appels du pied que ses partisans lui lancent pour qu’il soit des élections de 2021. Alors qu’il entame la troisième année de son mandat, Marc-André Plante pourra-t-il changer la situation? Les membres de son équipe, qui ne sont plus que 11, demeureront-ils solidaires d’une administration de plus en plus impopulaire? Je rappelle que la majorité au conseil s’établit à 8.

À Mascouche, a contrario, le maire Guillaume Tremblay atteint des sommets de popularité. Tout est au beau fixe. Le CentrOparc accueille ses premiers investissements, la piscine a été inaugurée et l’aménagement du Domaine seigneurial de Mascouche suit son cours. Côté opposition, c’est le calme plat.

Bien qu’il n’ait pas été sélectionné à notre palmarès, soulignons la place prépondérante prise par Pierre Fitzgibbon dans notre milieu et au cabinet Legault. Le député de Terrebonne, ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre responsable de la région Lanaudière est un poids lourd au gouvernement. Il a la confiance et l’oreille du premier ministre.

Parlant de la Coalition Avenir Québec, elle demeure extrêmement populaire. Si des élections se tenaient aujourd’hui, la formation obtiendrait une majorité écrasante. La lune de miel évoquée dans cette même chronique l’an passé semble se poursuivre. Dans la région, on a fait plusieurs annonces dans le milieu de l’éducation, tandis que l’abolition des commissions scolaires se vit dans l’indifférence la plus totale. Mais on attend toujours des améliorations plus sensibles dans le domaine de la santé, le prolongement de la 19 et l’élargissement de la 337. Les attentes demeurent élevées et des dossiers sont encore à livrer.

Quant à l’avenir de votre journal préféré, il est plus radieux qu’il y a un an. La CAQ a tenu ses promesses. Alors que La Revue célèbre ses 60 ans, l’abolition du volet monétaire de l’inique taxe sur le recyclage et l’annonce d’un programme d’aide aux médias sont providentielles. Si La Revue ne vit absolument pas les difficultés financières de Capitales Médias, dont la gestion a été plus que contestable, cette aide vient rappeler l’importance des médias dits traditionnels, alors que pullulent les fausses nouvelles sur les réseaux sociaux. Notre rôle n’a jamais été aussi essentiel. La Revue est un chien de garde précieux qui mérite d’être chéri pour le mandat qu’il s’est donné. C’est le cœur fier que nous pouvons nous targuer d’être l’un des plus importants hebdos gratuits au Québec. Je vous remercie, amis lecteurs et annonceurs, de votre fidélité et de votre loyauté.

Nous poursuivrons cette mission d’information avec toute la passion qui nous habite. Nous continuerons à vous soutenir dans vos initiatives et à vous raconter les meilleures histoires qui soient, les vôtres.

Car pour nous, la vie, la vraie, c’est la vôtre.

Bonne année 2020 à vous tous!

Santé, prospérité et surtout, plein de bonnes nouvelles!

 

Gilles Bordonado

Président et éditeur

La Revue

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