L’histoire de Terrebonne transposée sur scène

Jean-Marc Gilbert

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L’histoire de Terrebonne transposée sur scène
Le personnage de Gédéon-Mélasippe Prévost, maire de Terrebonne de 1860 à 1869, livre un discours reproduisant le moment ou Terrebonne est passée d’un village à une ville, tout juste avant le coup de canon final. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

La seigneuresse Masson, Gédéon-Mélasippe Prévost, Louis-Hippolyte LaFontaine, Lord Durham et d’autres personnages ayant marqué l’histoire de Terrebonne à cette époque ont repris vie le temps d’une soirée, sur la scène de l’amphithéâtre du Collège Saint-Sacrement, pour la pièce de théâtre historique De censitaires à citoyens présentée le 8 mars.

Près de 300 personnes étaient présentes pour se faire raconter les faits saillants ayant marqué l’histoire de Terrebonne entre 1840 et 1860. Il s’agissait de la quatrième pièce historique présentée par la Société d’histoire de la région de Terrebonne (SHRT). Les quelque 25 comédiens qui ont défilé sur scène lors de la pièce narrée par Marie-France Despatie, coauteure, et Gilles Fontaine ont pu jouer devant beaucoup plus de spectateurs que lors des trois premières pièces présentées à la salle Le Moulinet.

Des envolées oratoires d’hommes politiques, de vives discussions entre citoyens, les semonces du curé Adrien Théberge, et l’opinion de femmes qui échangent sur ce qu’elles pensent de la politique tout en réalisant une courtepointe ont marqué le spectacle également ponctué de beaucoup d’humour.

Une chorale, des solistes et une fanfare assuraient aussi un lien entre les différentes scènes.

La pièce a pris fin sur un coup de canon propulsant des confettis dans les premières rangées. La scène marquait ainsi le moment où le village de Terrebonne est devenu une ville, en 1860. Les spectateurs ont alors vu le maire actuel, Marc-André Plante, faire son entrée sur scène, avec un large sourire, brandissant un drapeau avec le logo de Terrebonne de l’époque.

Hommage

À la fin du spectacle, un vibrant hommage a été rendu à la mémoire de Robert Chapleau, coauteur de la pièce, décédé en janvier.

«Le théâtre historique, c’est ma façon à moi d’apprendre l’histoire. Et je crois que c’est avec des gens comme eux, vous et lui que l’on crée un village, une ville, l’histoire de demain», a témoigné sa fille, Laurelou Chapleau, qui campait un rôle en plus d’assurer la mise en scène de la pièce de théâtre historique. Le «lui» faisait référence à son père, dont une photo est apparue à l’écran géant situé près de la scène.

«Le mot de la fin revient à Robert Chapleau, qui disait toujours : “On va l’avoir… On l’a toujours!”» a conclu Marie-France Despatie, avec émotion, sous les applaudissements nourris des spectateurs.

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