Libre opinion

Par Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Quatre pour cent

Même si les citoyens de Mascouche ont été très choyés par des gels du compte de taxes au cours des deux dernières années, la hausse annoncée par l’administration du maire Guillaume Tremblay est assez salée; 4 %, c’est le double de l’inflation.

Le premier magistrat avait cependant prévenu tout le monde qu’une hausse se préparait. Il a d’ailleurs été très avisé de le faire. On prépare le choc, et la douleur est moins élevée. Avec les coûts de main-d’œuvre qui augmentent, que ce soit avec les hausses des salaires ou l’embauche de nouveaux employés, ainsi que l’arrivée de la piscine, le conseil pouvait difficilement geler les taxes indéfiniment.

Certains plaideront qu’aucune hausse de taxes n’est acceptable et que l’administration aurait dû couper dans ses dépenses, ce qui est, à mon avis, difficile dans le contexte d’une croissance régulière de la population et d’une demande accrue de services par les citoyens. Mais il est vrai qu’il est toujours possible de couper; c’est un choix politique. Celui de Guillaume Tremblay et de son équipe est de maintenir les services, voire de les faire croître.

À chaque lecture de budget, je me demande si les élus feraient mieux de hausser les taxes de façon plus modeste chaque année ou de les monter de façon plus importante d’un coup. C’est le choix qu’a fait Terrebonne l’an passé, elle qui a limité la hausse cette année.

Dans une moindre mesure, Mascouche semble miser sur cette même stratégie en 2019. L’administration Tremblay, qui profitera du développement du CentrOparc, pèsera moins fort sur le crayon en 2020 et n’imposera probablement pas de hausse en 2021, année d’élection. C’est donc dire que la hausse des taxes sur les quatre ans de mandat sera aisément sous l’inflation, ce qui est fort acceptable pour les contribuables.

En terminant, parlons du chiffre de la hausse : 3,98 %. Pas 4 %, 3,98 %. Comme quoi on peut aussi se la jouer marketing, même au municipal.

Bonne retraite, monsieur Pilon

Daniel Pilon à son arrivée en 1986 comme secrétaire-trésorier de la MRC Les Moulins.

Vous découvrirez dans nos pages une entrevue avec Daniel Pilon, qui tire sa révérence comme directeur général de la MRC Les Moulins après 33 ans de carrière dans la région. Je salue Daniel, un homme intègre qui a mené avec doigté les destinées de la MRC Les Moulins à travers les nombreuses transformations et multiples mandats vécus par l’organisme au cours des ans. Et croyez-moi, ça n’a pas été de tout repos depuis son arrivée en 1986.

Modeste comme toujours, il a rendu hommage aux élus et aux employés qui l’ont côtoyé au fil des ans. Permettez-moi de le remercier pour ces longues années de service dévoué et de lui souhaiter la meilleure retraite possible. Il la mérite bien.

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