Libre opinion

Par Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Ambition

Le discours de Marc-André Plante à la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins cette année était bien plus joyeux que celui de l’an passé. Les bonnes nouvelles se concrétisent peu à peu ou planent à l’horizon, les projets se multiplient et les comptes de taxes se stabilisent tranquillement à Terrebonne dans tous les secteurs, ce qui réconfortera résidents, commerçants et industriels.

Malgré l’enthousiasme du maire en 2018, annoncer aux entrepreneurs d’importantes hausses de taxes et un panier de réalisations ou de projets relativement peu garni du simple fait qu’il arrivait tout juste en place n’avait rien d’engageant pour les gens présents. Parler des problèmes passés non plus.

Mais la situation a changé depuis. Le premier magistrat et son administration brassent beaucoup les choses, peut-être trop vite pour certains, mais avec le recul, avouons que c’est une bonne chose. Cela faisait longtemps que la «boîte à poux» n’avait pas été brassée. Avec la cohue passée au conseil municipal, avoir de l’ambition, ça manquait à Terrebonne ces dernières années, si on exclut le court passage à la mairie de Stéphane Berthe, qui en montrait, je crois.

De l’ambition, l’équipe au pouvoir actuellement à Terrebonne n’en manque pas et c’est heureux. Elle devra bouger les choses avec doigté et dans le respect de ses employés et de son milieu. Il faut chercher les consensus, être à l’écoute et  profiter de ce que peuvent offrir de mieux nos partenaires. C’est le message qu’on sent récemment. Consultations, discussions, rapprochements.

Revenons au discours du maire à la CCIM. Si des annonces sont des projets qui étaient dans les cartons de l’ex-administration, il y a enfin une volonté de les mener à terme, ce qui était espéré depuis longtemps. À l’agenda : mise en place d’une politique d’achat local avec Mascouche, travaux sur le chemin Gascon, réaménagement du boulevard des Seigneurs, revitalisation du Vieux-Terrebonne, développement du parc industriel «Thouin» et de la Croisée urbaine à Lachenaie, construction d’un poste de police et d’un possible nouvel hôtel de ville. Cette option fera l’objet d’une étude. Elle a le mérite d’être regardée du simple fait que la Ville compte 14 bâtiments aux quatre coins de son territoire. Il faudra s’assurer des coûts et bénéfices et savoir si on en a «vraiment besoin», dirait l’économiste Pierre-Yves McSween. Chose certaine, la Ville est donc en mode action, enfin.

Avec l’arrivée de la Coalition Avenir Québec au pouvoir, formation qui a des atomes crochus avec l’administration municipale à Terrebonne, d’autres initiatives qui se faisaient attendre depuis des lunes pourraient se concrétiser : élargissement de la 337, prolongement de la 19, agrandissement de l’hôpital, et, croisons nos doigts, prolongement de la voie réservée sur la 25 jusqu’à Mascouche, ce qui favoriserait le covoiturage et le transport en commun.

Si l’administration Plante tient le cap, met à profit les forces de Terrebonne, réalise ses ambitieux engagements, gère de façon serrée les deniers publics, maintient une taxation compétitive, et s’ouvre dans l’enthousiasme et avec une certaine modestie au plus grand nombre dans la réalisation de ses projets, les trois prochaines années seront pleines de promesses.

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