Libre opinion

Par Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Négos

Dans une récente chronique, j’évoquais les écuries d’Augias, une formule forte qui imageait le travail auquel faisait face à l’administration Plante depuis son arrivée au pouvoir. Cela s’expliquait par les réformes menées par l’Alliance démocratique de Terrebonne alors que le laisser-faire avait marqué l’ultime mandat de Jean-Marc Robitaille, situation que n’avait pu endiguer Stéphane Berthe, qui a dirigé la ville pendant moins d’un an.

J’ai appris que les employés municipaux se sont sentis attaqués par cette chronique et là n’était pas mon intention. Je crois que la machine gouvernementale municipale a été abandonnée pendant de longues années et qu’on ne peut tenir les employés comme responsables de tous les maux. Ils ont négocié leurs conditions de travail de bonne foi et ont travaillé dans les paramètres qui leur ont été imposés par le conseil municipal d’alors.

Qu’aujourd’hui, l’administration Plante désire imposer ses vues sur la gestion municipale est tout à fait légitime, mais je ne crois pas qu’il soit à propos de culpabiliser les employés de la Ville et de leur rentrer une convention collective de force dans la bouche. Il n’est jamais souhaitable qu’un employeur soit en conflit avec ses équipiers et c’est vers ça qu’on se dirige actuellement à Terrebonne. Après les cols bleus et blancs, la tension monte chez les policiers, les pompiers et les cadres.

Le millier d’employés de la Ville de Terrebonne souffrira de cette crise et le service aux citoyens en souffrira aussi. Devant des parties braquées, la grève, un droit syndical fondamental des travailleurs pour faire connaître leurs revendications, semble se dessiner comme l’ultime moyen de pression.

Nos employés sont nos meilleurs ambassadeurs. Il faut en faire des partenaires des défis à relever et je regrette le ton que semblent prendre les discussions. Les attaques fusent de part et d’autre et ça n’augure rien de bon. Selon moi, c’est à la Ville de faire le premier pas.

La définition du mot «négociation» selon Wikipédia est «la recherche d’un accord, centrée sur des intérêts matériels ou des enjeux quantifiables entre des interlocuteurs dans un temps limité. Cette recherche d’accord implique la confrontation d’intérêts incompatibles sur divers points de négociation que chaque interlocuteur va tenter de rendre compatibles par un jeu de concessions mutuelles». Quatre mots retiennent mon attention : accord, intérêts, enjeux et concessions. Si ces quatre éléments ne sont pas saisis par les parties en présence, on se magasine des mois, voire des années de chicane. Et pour dire vrai, Terrebonne n’a vraiment pas besoin de ça.

***

Je remercie Johanne de m’informer qu’il n’y a pas de wifi dans le Train de l’Est. J’étais certain qu’il en était doté. Une recherche m’a appris que c’est à l’étude depuis 2015. Le dossier a été réactivé en janvier, mais ça n’a pas encore abouti. On y réfléchit aussi pour les autobus. Pour ce qu’il en coûte aux usagers, voilà qui ne serait pas un luxe, d’autant plus que ça existe sur les trains de VIA Rail.

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