Libre opinion

Par Gilles Bordonado
Libre opinion
À mes débuts à La Revue.

5 août 1989

Bon, Bordonado et ses drôles de titres! Une date cette fois. Je pense que c’est d’ailleurs une première. Que s’est-il passé le 5 août 1989? Je faisais mes débuts à La Revue de Terrebonne. C’était il y a exactement 30 ans.

Marie-France Despatis, alors directrice générale du journal, me confiait mes premières assignations comme journaliste pigiste les week-ends.

Je m’en souviens comme si c’était hier. Direction Île-des-Moulins pour couvrir les activités de la fin de semaine sur ce site historique que j’avais appris à connaître alors que j’étais directeur de projet pour Tourisme des Moulins. J’y avais collaboré alors pour produire le premier guide touristique de la région. Dans l’Île, ces samedi et dimanche-là, André Fontaine avait programmé entre autres des visites historiques et des tours de calèche.

Le week-end d’après (ou était-ce le suivant?), j’y ai couvert deux spectacles à grand déploiement. La chanteuse Samantha Fox, une vedette planétaire, débarquait dans l’Île le samedi, et Richard Séguin, le dimanche. Disons que le baptême était solide pour le jeune journaliste de 24 ans que j’étais.

Avec mon petit appareil Nikon entièrement manuel avec boîtier en métal s’il vous plaît, j’ai immortalisé sur pellicule la plantureuse chanteuse britannique, icône sexy du moment. Du haut de ses 155 cm et avec ses chansons pop dans l’air du temps, Fox jurait un peu dans le décor. Je n’ai jamais trop su comment elle avait abouti dans l’Île. Probablement une date ouverte dans son calendrier à la dernière minute et Fontaine qui veillait au grain.

Le gardien de sécurité responsable de la zone des photographes, un Monsieur bâti comme un édifice de deux étages, m’avait averti avec un ton qui ne laissait pas place à la discussion que je pouvais prendre des photos lors des deux premières chansons. Si j’étais pris à en prendre à la troisième, moment fatidique où elle retirait son petit jacket et laissait entrevoir plus de peau que la normale, mon bel appareil-photo – acheté 75 beaux dollars dans une vente de garage alors que je faisais un certificat en communication à l’Université de Montréal – allait en pâtir. J’ai obtempéré…

J’ai d’ailleurs gardé en souvenir dans une boîte à la maison une des photos de Samantha… jacket sur le dos, bien sûr. J’ai aussi une superbe photo de Richard Séguin en plein spectacle. Encore aujourd’hui, c’est l’une des plus belles photos de spectacles que j’ai prises, lui entouré de ses musiciens.

Les courts articles qui accompagnaient ces photos m’ont pris une bonne heure à composer sur ma dactylo électrique. Il me fallait des heures pour composer quelques petits textes. Celui-ci m’en a pris 30… minutes. C’est l’expérience qui parle. C’était le début d’une grande aventure et je ne remercierai jamais assez Marie-France de m’avoir donné cette première chance.

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Jean-Louis Legault
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Jean-Louis Legault

Félicitations pour ces 30 années de succès et d’implication dans la région !