Libre opinion

Par Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Un dernier coup de cœur

Alors que 15,8 % des électeurs de la circonscription de Terrebonne et 17 % dans Montcalm ont déjà voté par anticipation, les candidats multiplient les sorties publiques en cette dernière semaine de campagne électorale.

Celle-ci aura été marquée par une remontée du soutien des électeurs du Québec au Bloc Québécois, qui a mené la campagne la plus réussie. Cette formation a profité de l’opposition ouverte de Justin Trudeau et du Parti libéral à la loi 21 et du louvoiement d’Andrew Scheer sur le plan social. Libéraux et conservateurs ont été sur la défensive, alors que le Bloc a vu son message de défenseur des intérêts du Québec et des demandes du gouvernement caquiste plaire à une part croissante d’électeurs francophones de la province.

Au Canada, de l’avis général, le NPD a le plus progressé, malgré des problèmes majeurs d’organisation, puisqu’une centaine de candidats au pays n’étaient pas connus dans le mois précédent le déclenchement des élections.

Bien que le verdict semble déjà entendu dans la région, une élection, ça se gagne dans l’isoloir. Comme le disait Yogi Berra, célèbre entraîneur des Yankees de New York dans les Ligues majeures de baseball : «Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini.» Je tirerai des  conclusions le 21 au soir quand tous les bulletins de vote seront comptabilisés.

Une chose est certaine, Frédéric Beauchemin, candidat du Parti libéral dans Terrebonne, n’a pas jeté l’éponge. La preuve en est l’achat d’une jaquette sur la couverture de La Revue cette semaine, un investissement publicitaire notable.

Paix sociale

Puisque je cite un entraîneur sportif, je vous souligne la signature récente d’un contrat à long terme dans la région. En effet, la Ville de Mascouche s’est entendue avec ses cols bleus pour six ans, avant même la fin du contrat de travail les liant. C’est un exploit hors du commun, d’autant plus que la dernière entente avait été acceptée après de difficiles discussions. J’avais d’ailleurs évoqué ces troubles dans cette même chronique. Je félicite l’administration municipale mascouchoise et la section locale 2055 du SCFP d’avoir mis chacune du leur. Cette entente historique montre leur grande maturité.

J’ai écrit ici même, dans cette chronique, qu’il n’est jamais souhaitable de se quereller avec ses travailleurs. Ceux-ci dispensent les services et sont les meilleurs ambassadeurs de nos organisations. On doit les traiter avec respect, comme ces derniers doivent être conscients de la capacité de payer des contribuables. Cela a été le cas ici et il pourrait en être de même de certaines autres conventions collectives à venir à Mascouche. Cette entente garantit des employés heureux et productifs et une administration qui sait ce qui l’attend sur le plan financier à long terme.

C’est tout le contraire à Terrebonne où l’administration municipale est à couteaux tirés avec ses employés syndiqués, tous ses employés syndiqués. Elle semble vouloir casser les syndicats. Je ne m’explique pas cet entêtement.

C’est à mon avis une mauvaise tactique qui nuira à court, moyen et long terme à la Ville de Terrebonne, sur le plan tant des services offerts aux citoyens que de la loyauté de ses employés. Dans une ère de pénurie de main-d’œuvre, c’est critique, car le départ de forces vives bien au courant des enjeux municipaux est regrettable.

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