Libre opinion

Par Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Hebdomas horribilis

Le maire Marc-André Plante et son administration ont eu une hebdomas horribilis sur le plan de la gestion municipale. Ils se font taper sur les doigts pour leur gestion malhabile des contrats octroyés à une firme de communication et le départ de leur ancien greffier.

Cette «semaine horrible» fait suite à d’autres mauvaises nouvelles survenues au cours des dernières semaines : les notes très modestes données à l’administration actuelle par les répondants au sondage mené récemment par Mainstreet Québec pour le compte de La Revue, les négociations difficiles entre la Ville et ses cols bleus, l’annonce de la création d’un regroupement réunissant tous les employés syndiqués de la Ville, et la demande justifiée de la conseillère Caroline Desbiens qui veut connaître les raisons de son expulsion du caucus de l’ADT et de tous les comités auxquels elle siégeait, et qui veut aussi savoir si une enquête a été ouverte sur elle au Bureau de l’intégrité et de l’éthique ou à la Commission municipale du Québec.

Le jugement porté par le Tribunal administratif du travail est dévastateur. Me Denis Bouffard a été traité de façon cavalière. Si la Ville ne le réintègre pas, ce qui est probable, une entente devra être conclue avec lui. Celle-ci forcera la Ville à enligner des dollars pour acheter la paix avec ce haut fonctionnaire, comme cela a été le cas pour plusieurs autres depuis l’arrivée de la nouvelle administration de Terrebonne.

L’octroi des contrats à la firme de communication de Steve Flanagan, s’il a été fait dans les règles de l’art comme le prétend la Ville, est malhabile. Des contrats de 24 999,01 $ et de 24 949,58 $ porteraient à interprétation, comme la participation du maire pour 3 750 $ à une formation de cinq heures en communication avec d’autres administrateurs. Il est évident que l’affaire allait faire grand bruit si elle était apprise. Ça ne prend pas un grand stratège en «comm.» pour voir venir ça.

Pour votre information, La Revue a déposé à la Ville de Terrebonne des demandes d’accès à l’information touchant la gestion des ressources humaines, puisque notre équipe a reçu plusieurs témoignages d’employés et d’ex-employés qui n’en peuvent ou n’en pouvaient plus de l’ambiance vécue sous l’administration municipale. Nous voulons évaluer la situation, car vous avez le droit de le savoir comme contribuables. Qu’en est-il des départs volontaires ou à la retraite, des congédiements et des gens en congé maladie, puisqu’il semble que le phénomène se multiplie à vitesse grand V?

Des employés syndiqués ou cadres quittent leur poste, mais ne sont pas remplacés ou le sont sur une base intérimaire, ce qui explique d’ailleurs les contrats en communication donnés à la firme Flanagan. Et puisque nous y sommes, je confirme que ce département, si habilement réformé, fait face à de véritables portes tournantes.

Si l’administration de Terrebonne ne peut se plaindre d’une annus horribilis, comme cela a été le cas pour la reine Élizabeth II, elle doit redresser rapidement la barre sur le plan des ressources humaines et des communications pour que ça n’en devienne pas une…

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