Libre opinion

Par Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Jacob

L’histoire poignante du petit Jacob Tourigny a fait le tour du Québec. Le jeune Terrebonnien, décédé d’une leucémie fulgurante l’hiver dernier, a inspiré une solidarité hors du commun aux quatre coins de la province.

Derrière ce drame humain, qui a frappé une famille d’ici, ses petits collègues de classe et l’ensemble des élèves, du personnel et des parents de l’école primaire Vision de Terrebonne se cache une merveilleuse solidarité qui fait chaud au cœur.

Lorsque Jacob est décédé, la commotion était grande chez les parents, les proches et les amis de la famille. Je me souviens d’en avoir parlé avec la directrice de l’école Vision et une dame très proche de la famille, et l’émotion qui les étreignait était prenante. Le départ inattendu de Jacob avait frappé cette petite communauté de plein fouet.

L’expression est éculée, mais nos enfants ne devraient jamais quitter cette terre avant nous, leurs parents. Un enfant ne devrait pas mourir à 11 ans, alors qu’une belle vie s’ouvre devant lui. Comme papa de deux filles maintenant grandes et comme tous les parents, je me demande comment on peut vivre un tel deuil.

Face à ce drame, sa mère, Karine Mainville, accompagnée de son fils Elliot et de plusieurs proches, a choisi de lutter, de faire le bien, d’être forte, comme l’a été Jacob dans l’épreuve.

En se mobilisant comme l’aurait voulu Jacob, elle honore sa mémoire par l’action et amasse des tonnes d’argent pour vaincre la maladie qui a emporté cet enfant plein de générosité et de compassion.

Je lève mon chapeau à Mme Mainville, à son petit frère, Elliot, à l’école primaire Vision et à tous les enfants, les adultes et les parents qui sont à leurs côtés. Leur courage et leur mobilisation dans l’épreuve sont exemplaires.

Désormais et pour toujours, on se souviendra de Jacob Tourigny, qui, malgré son départ, continue de faire le bien. Je n’ai pas de doute qu’il serait bien fier de tout le monde et en particulier de sa maman…

Il serait aussi fier de vous si du ciel, il vous voit donner quelques deniers pour la bonne cause, celle de la Fondation Charles-Bruneau, qui porte le nom d’un autre courageux jeune homme emporté par la maladie.

L’objectif initial de la campagne de Karine Mainville était de 50 000 $. Elle en est à près de 260 000 $, preuve que la cause est excellente. C’est un véritable record.

Soyez généreux !

***

Si ce n’est pas fait, je vous invite à lire le reportage complet de mon collègue Jean-Marc Gilbert en page A-3. Vous y trouverez tous les détails de cette grande histoire de solidarité qui s’inscrit à merveille dans l’esprit du temps des Fêtes.

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