Libre opinion

Par Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Une nouvelle ère

Comme vous le découvrirez ce matin dans La Revue, si vous ne l’avez pas appris sur notre site Internet ou sur Facebook, j’ai vendu le journal. À sa 60e année d’histoire, notre publication était à un tournant. Seule, ses possibilités de croissance étaient limitées et sa pérennité reposait sur mes uniques épaules, un poids qui commençait à peser après 30 ans à La Revue, dont 15 ans comme propriétaire.

Pour la petite histoire, le 4 juillet dernier, Frédéric Couture, président de Lexis Média, me faisait part de son intérêt pour La Revue, à laquelle il avait admis vouer un grand respect et une admiration certaine.

Mon équipe et moi ayant à cœur la mission de La Revue, je voulais m’assurer qu’un éventuel acheteur l’aurait aussi à cœur. Ce qui s’est vérifié avec le temps. Comme je le dis dans le texte annonçant la transaction, Lexis Média est une entreprise à dimension humaine. Les journaux régionaux figurent au centre de sa mission, puisque le groupe en compte 12 au Québec, en plus de 3 magazines.

Pour La Revue et pour moi, cette offre arrivait donc à point nommé. Ne disposant pas de relève au sein de l’entreprise, je désirais que l’œuvre d’Aimé Despatis, de sa fille Marie-France, celle des nombreux artisans passés et présents de La Revue, dont la mienne, se poursuive.

Je ne pouvais donc pas refuser cette offre, d’autant plus que Lexis Média accueille mon équipe et m’accueille comme éditeur et directeur Développement des affaires, à bras ouverts. Qui plus est, cette jeune entreprise québécoise garantit l’autonomie totale de notre rédaction, tout en décentralisant largement les activités quotidiennes de l’entreprise. La Revue continuera d’être un journal d’ici, fait par des gens d’ici, pour des gens d’ici.

Sur le plan personnel, je retrouve une certaine liberté. Si je continue à être un artisan cadre de La Revue et de Lexis Média, et si j’adorais être entrepreneur et patron, cette liberté d’action sera remplacée par une autre liberté. Tout en continuant de faire prospérer La Revue, je disposerai d’un peu plus de temps pour ma famille et moi. J’admire les entrepreneurs. Être patron, c’est vivre l’entreprise dans l’action et dans sa tête 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par année. C’est grisant, mais c’est prenant. Malgré nos amis, on vit le tout dans un certain isolement et ça pèse lourd. Même si le dévouement et la passion continueront d’animer mon action, je ne porterai plus ce poids.

Je remercie mon équipe de sa loyauté indéfectible, de son travail inlassable à mes côtés. Merci aux clients de La Revue qui continuent de croire dans la presse locale, qui comprennent notre mission et les avantages indéniables d’annoncer ici, à Terrebonne et à Mascouche. Et merci à vous, amis lecteurs et lectrices, de votre fidélité. Sachez que je continuerai d’être des vôtres pour cette chronique et que vous continuerez à me voir aux quatre coins de la région pour représenter dignement La Revue et Lexis Média.

Je remercie finalement Frédéric Couture et son équipe de nous accueillir aussi chaleureusement au sein du Groupe Lexis Média. Une nouvelle ère s’ouvre dans la longue histoire de La Revue et celle-ci est pleine de promesses.

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André Larivière
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André Larivière

Mon cher Gilles, je suis très heureux pour toi qu’il y ait des atomes crochus avec Frédéric Couture, Lexis Média, et que pour quelques année encore tu participes à cette transition afin d’assurer la continuité de l’excellent journal, qu’est La Revue de Terrebonne.

André Larivière, fondateur et ex-propriétaire de l’Express Montcalm

Gilles Bordonado
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Gilles Bordonado

Merci André !