Lock-out possible au Collège St-Sacrement en septembre

Après deux demi-journées de grève, les 65 enseignantes et enseignants du Collège disent vouloir poursuivre leurs moyens de pression afin d’en arriver à une entente sur le renouvellement de leur convention collective, échue depuis août 2002.

Éric Ladouceur

Selon Stéphane Dion, président du Syndicat des enseignants et enseignantes du Collège St-Sacrement (SEECSS), c’est principalement à cause des demandes patronales si les négociations traînent présentement en longueur. «L’employeur nous demande d’augmenter notre tâche, mais est incapable de justifier pourquoi. Nous sommes un des établissements classés parmi les meilleurs au Québec et nous ne pensons pas qu’une augmentation de notre tâche soit justifiable. Le problème, c’est que si on refuse l’augmentation de tâche, l’employeur refuse de négocier et menace de faire un lock-out lors de la rentrée de septembre», a soutenu M. Dion, qui qualifie la direction du Collège St-Sacrement d’intransigeante.

Devant une telle attitude, le syndicat a indiqué aux journalistes qu’il n’avait d’autres choix que de poursuivre les moyens de pression entamés, entre autres d’autres demi-journées de grève, dont les dates restent à préciser.

Justification

Joint au téléphone, Pierre Cofsky, principal négociateur du Collège, indique que l’augmentation de tâche demandée est justifiée et ne constitue qu’une façon pour le Collège d’être certain de pouvoir offrir un minimum de services aux étudiants. «Dans le secteur public, les enseignants ont obtenu une augmentation salariale pour 32 heures de présence aux élèves. Au Collège, la convention oblige les enseignants à une présence aux élèves de 17,5 heures par semaine, alors que nous, nous demandons que cette clause soit augmentée à 20 heures de présence aux élèves. Ça représente 2,5 heures de plus par semaine et, même avec cette augmentation, le Collège St-Sacrement serait encore une des écoles où le nombre d’heures obligatoires de présence aux élèves est le plus bas au Québec», a expliqué M. Cofsky.

Ce dernier a confirmé que le Collège pourrait retarder la rentrée de septembre si aucune entente n’intervient d’ici là. «Nous avons été patients jusqu’à maintenant avec les moyens de pression des enseignants, mais il n’est pas question que ça continue encore l’année prochaine», a indiqué M. Cofsky.

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