Michel Boudrias se retire du dossier de la Défense nationale

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Par Pénélope Clermont
Michel Boudrias se retire du dossier de la Défense nationale
Des visions divergentes quant à la présence prolongée des Forces armées canadiennes dans les CHSLD ont incité Michel Boudrias à se retirer de ses fonctions de porte-parole du dossier de la Défense nationale pour le Bloc Québécois, ainsi que de vice-président du comité permanent de la Défense nationale. (Photo : archives)

Officier militaire à la retraite et vétéran de la guerre d’Afghanistan, le député de Terrebonne Michel Boudrias tient à informer les citoyens de sa circonscription de son retrait de la fonction de porte-parole du dossier de la Défense nationale pour le Bloc Québécois, ainsi que de son poste de vice-président du comité permanent de la Défense nationale.

« Constatant que nos écoles de pensée et nos visions sur les affaires militaires divergeaient, j’ai remis à mon chef (Yves-François Blanchet) le dossier de la Défense nationale, le 2 juin, spécifie le député dans un communiqué de presse. Les modes d’action à privilégier au sujet de l’intervention de nos Forces armées en CHSLD ne concordaient pas. »

C’est le député de Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, qui est maintenant le porte-parole du Bloc Québécois en matière de défense nationale. « Ayant une expérience certaine dans ce domaine, je demeure entièrement disposé à conseiller le nouveau porte-parole, le parti et les forces souverainistes en cette matière, si on m’en fait la demande », précise M. Boudrias.

Notons que dans un article du Nouvelles Hebdo, M. Brunelle-Duceppe a dénoncé la semaine dernière « la volonté du gouvernement fédéral de retirer la moitié des 500 soldats des Forces armées sur le territoire du Québec, venus aider les préposés dans les CHSLD ».

Formule hybride souhaitée

Appelé à commenter davantage les raisons qui l’ont mené à quitter ses fonctions, alors que l’on connaît son attachement envers les Forces armées canadiennes, le député de Terrebonne a mentionné : « Depuis le début de la crise, lorsque l’armée a été réclamée par le gouvernement Legault, j’ai déclaré favoriser une formule hybride, c’est-à-dire une intervention de l’armée pour supporter les besoins d’urgence sur le terrain, mais également l’articulation d’un plan de formation qui servirait à tout le personnel civil disponible. »

Dans la même veine, sur sa page Facebook, le 24 avril, M. Boudrias écrivait à propos de la demande de François Legault de recevoir un appui de l’armée dans les CHSLD : « Une demande aussi inusitée apporte beaucoup de complexité. Les tâches demandées par Québec ne sont pas claires. Les Forces armées sont certainement polyvalentes, mais de là à demander aux militaires d’assumer certaines fonctions de soins, il y a une marge ici. Ajouter à cela la question du commandement et de la planification des opérations sur le terrain, qui en aura la charge? N’y a-t-il pas 14 000 inscriptions de volontariat et des organismes comme la Croix-Rouge pour soutenir ce genre de tâches? »

Par ailleurs, l’homme politique assure les militants indépendantistes que ce retrait n’est pas un frein aux travaux de recherches et d’orientations d’une politique de défense d’un Québec indépendant sur lesquels il travaille depuis plusieurs années.

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Jean-Paul Carrier
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Jean-Paul Carrier

Donc, Ça ne fait pas ton affaire, tu lance la serviette; c’est beau.