Neige, glace et le jour à l’infini

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Par Gilles Fontaine
Neige, glace et le jour à l’infini
Le 20 juin, le Terrebonnien Sylvain Béliveau revenait d’une aventure unique, l’ascension du mont Denali en Alaska, une montée de 6190 mètres. (Photo : courtoisie)

Le 20 juin, le Terrebonnien Sylvain Béliveau revenait d’une aventure unique, l’ascension du mont Denali, situé au centre de l’Alaska. Une montée de 6 190 mètres dans la neige et la glace, ainsi qu’à la clarté constante.

Sylvain Béliveau a entrepris cette aventure avec cinq autres grimpeurs pour former Team Lucky 7.

«En fait, je n’ai répondu qu’à une invitation ouverte sur Facebook où l’on cherchait des personnes pour l’ascension du mont Denali. De plus, je connaissais l’organisateur, Alexis Nantel, alors je me suis montré intéressé et j’ai embarqué dans l’aventure», explique M. Béliveau.

Le groupe a dû suivre quelques formations avant d’entreprendre l’ascension. «Entre autres, nous avons suivi une formation en sortie de crevasse en cas de chute. Nous avons aussi fait quelques montées pour nous préparer», ajoute-t-il.

Le poids à porter

Peut-être avez-vous même croisé Sylvain Béliveau pendant son entraînement dans le Vieux-Terrebonne!

«Pour me préparer, je marchais avec un sac à dos, en tirant un pneu de camion. J’avoue que ça pouvait paraître étrange, de traîner un pneu. Par contre, je dois dire que ça a été une bonne préparation à ce qui nous attendait.»

En effet, le défi de l’aventure reposait dans l’autonomie des grimpeurs. Ils devaient porter un sac à dos d’au moins 50 lb et tirer un traîneau de plus de 70 lb. Aucun porteur ni sherpa pour les accompagner.

Le poids à porter s’est révélé un grand défi, mais ce n’était pas tout. «Nous étions en crampons ou en raquette constamment, toujours sur la glace ou la neige.» Il est tombé plus de 54 mètres de neige au cours des derniers mois sur le Denali.

Pas de nuit à l’horizon

«De plus, la clarté nous accompagnait 24 h par jour. Je peux vous dire que c’est déstabilisant. Je me suis réveillé une fois en pensant que nous étions le matin, mais il n’était que 2 h. Nous perdons tous nos repères. Et le paysage, c’est blanc tout autour de nous. À certains moments, je ne savais pas où le ciel débutait. C’était magnifique, un des plus beaux paysages qu’il m’ait été donné de voir. J’y retournerai certainement.»

Outre le dépassement et l’aventure, l’équipe dont faisait partie Sylvain Béliveau soutenait l’organisme Chaîne de vie (http://chainedevie.org), un organisme qui a pour mission la sensibilisation au don d’organes.

Fonceur, Sylvain Béliveau se prépare maintenant à une autre aventure. Sa conjointe, Christine Blais, et lui quitteront le Québec pour apprivoiser l’Autriche pendant trois mois. Au menu, vélo, tente et sacs à dos, du tourisme comme Sylvain Béliveau l’aime.

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