Nous écrivons la vie, la vraie, la vôtre

Nous écrivons la vie, la vraie, la vôtre

Au sortir du 50e anniversaire de La Revue, après des centaines d’heures investies pour produire le livre commémoratif de 200 pages de nos 50 ans, et à préparer la vaste campagne promotionnelle et le tirage de 50 000 $ de prix qui allaient s’étendre sur un an de festivités en 2009, je m’étais dit : « Plus jamais… » Heureusement, je n’ai pas tenu promesse et vous en avez la démonstration bien vivante ici : http://online.fliphtml5.com/cuabq/widj/. Bienvenue dans notre monde, votre monde!

Pour célébrer nos 60 ans, je voulais marquer l’imagination et j’espère que vous l’apprécierez. Nous lançons aujourd’hui les festivités entourant les six décennies de notre publication, le vétéran des journaux de la grande région de Lanaudière. Tout au long de ces 112 pages, vous découvrirez les faits saillants de notre histoire régionale des 60 dernières années, telle que vue par Aimé Despatis et les nombreux journalistes de La Revue au cours des ans. J’ai signé l’ensemble de ces résumés avec la collaboration de l’historien Claude Blouin pour la période de 1959 à 1961.

C’est le sourire aux lèvres que j’ai découvert notre histoire, votre histoire, que j’ai mise en parallèle avec quelques faits de l’histoire du pays et du monde en référence. Sélectionner, c’est choisir. Un autre œil que moi l’aurait fait autrement, mais vous devrez vivre avec ou lire vous-même les milliers de pages de La Revue à nos bureaux ou sur microfilms à la bibliothèque de Terrebonne ou aux Archives nationales du Québec!

Ce qui m’a frappé tout le long des années, c’est le formidable développement de notre région. De petite campagne éloignée de Montréal, les villes de Terrebonne, de Saint-Louis-de-Terrebonne, de Mascouche, de Lachenaie, de La Plaine, comme leurs voisines de Bois-des-Filion, de Ville des Laurentides et de Saint-François à Laval, dont je n’évoque pas l’histoire dans ce journal par choix éditorial, notre région connaît une croissance exponentielle et un réveil généralisé dans tous les secteurs.

La première est démographique avec le développement des banlieues et la recherche des familles pour un chez-soi abordable pas trop loin du travail, car c’est à Montréal que ça se passe alors côté emploi.

Au fil des ans, la communauté contrôlée par de vieilles familles souches s’ouvre au monde par cet apport de sang nouveau venu de la ville. De fermée qu’elle est, elle s’émancipe et commence à croire en ses ressources. L’effervescence se voit dans tous les domaines. C’est la Révolution tranquille qui prend son envol. On se met à parler de culture, d’économie, de développement industriel, de solidarité communautaire et de services publics. Car c’est le fait saillant de ces 60 ans, le manque d’infrastructures, qui retient l’attention. Ici, on manque constamment de tout : de routes, d’écoles, de services publics, d’une usine de filtration, d’un service de police, d’une bibliothèque, d’un hôtel de ville, d’un hôpital et j’en passe. Et les promesses qui ne se réalisent pas la plupart du temps pleuvent d’élection en élection, qu’elles soient municipales, provinciales ou fédérales. Comme je me plais souvent à le répéter, ne tirez pas sur le messager. Ce n’est pas notre faute si certains ne tiennent pas leurs promesses.

Le milieu est néanmoins de plus en plus solidaire et La Revue s’en fait le reflet. Il n’est pas un gérant d’estrade, mais un acteur du changement, de revendications. Le journal s’implique et prend position, qu’il s’agisse d’Aimé Despatis, de sa fille Marie-France, de moi ou des journalistes qui ont fait ce choix dans nos pages de revendiquer une société mieux servie, plus juste, plus équitable, plus solidaire.

Ce Grand Journal vous présente aussi une cinquantaine de reportages publicitaires et de publicités qui vous permettront de découvrir nos extraordinaires partenaires. J’en parle dans le texte voisin de celui-ci. Vous découvrirez en outre l’histoire d’Aimé Despatis, celle de La Revue et même la mienne. Il y aura quelques surprises, dont la présentation de notre concours du 60e donnant 60 000 $ en prix.

Je remercie les artisans de cette édition anniversaire. L’équipe de rédaction et des ventes, celle de CGB Communication, ainsi que celle de l’imprimerie Transmag et de Publisac, de la famille Transcontinental. Cela n’a pas été une mince tâche, mais nous pensons sincèrement que le projet en valait la peine. La fête ne fait que commencer.

En conclusion, pour paraphraser René Lévesque au sortir de la victoire électorale du PQ en 1976, lui qui avait dit : « On n’est pas un petit peuple, on est peut-être quelque chose comme un grand peuple! », et j’écris cela en toute modestie : « La Revue n’est pas un petit journal, c’est peut-être quelque chose comme un grand journal. »

Et voici votre Grand Journal : http://online.fliphtml5.com/cuabq/widj/. Bonne lecture!

 

Gilles Bordonado

Président-directeur général

La Revue

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