Parlons sports

Gilles Bordonado

Je me passionne pour le soccer. Petit, je jouais avec mes amis dans la cour de l’école La Mennais de Mascouche. J’ai pratiqué le sport jusqu’à la mi-quarantaine. Blessé au dos, j’ai accroché mes crampons, mais je coache toujours et suis bénévole depuis 35 ans.

Ce week-end, bien au frais, j’ai regardé les quatre huitièmes de finale de la Coupe du monde. Je sais, j’aurais sûrement pu faire meilleur usage de mon temps… Mais que voulez-vous, la Coupe du monde est aux quatre ans et il est rare d’avoir une aussi belle compétition. Je ne regarde pas les matches les jours de semaine, sinon en reprise. Le niveau de jeu est exceptionnel.

Fidèle à mes ancêtres, j’espérais le meilleur pour la France et l’Espagne. Il ne me reste plus que la France à soutenir, car l’Espagne a été sortie par la sympathique équipe russe. Car c’est là toute la magie de la Coupe du monde. Si la Russie jouait une série 4 de 7 comme dans la LNH, elle n’aurait aucune chance de l’emporter. Mais sur un match, tout peut arriver.

C’est le cas de l’Islande au dernier Euro. Ce pays, qui a moins d’habitants que Laval, a réussi l’exploit extraordinaire de se classer pour cette Coupe.

Bon, il y aura toujours les comédiens à la Neymar qui semblent frappés d’épilepsie lorsque cognés par leurs adversaires, mais ça ne suffit pas à nous priver du plaisir de les voir briller sur le terrain. Il n’y a pas plus beau sport au monde.

Bravo Xavier, Étienne et Shawn

Je profite de cette chronique pour féliciter Xavier Ouellet, qui a signé une entente avec les Canadiens de Montréal, Étienne Marcoux, qui a rejoint les rangs du Rocket de Montréal, et Shawn Boudrias, qui a été repêché par le Wild du Minnesota.

Si je n’ai jamais eu la chance de les interviewer personnellement, La Revue suit leur carrière depuis longtemps, grâce aux articles signés par Pierre-Luc Chenel, collaborateur fidèle de notre publication.

J’espère que Xavier pourra se faire valoir à Montréal, lui qui a été confiné à un rôle de remplaçant avec les Red Wings de Détroit. Il a une chance unique de se tailler une réelle place avec le grand club.

J’ai bien connu Robert, le père de Xavier, qui a une histoire peu commune. Grutier après une belle carrière junior majeur, il a eu la chance de jouer professionnel à Saint-Pierre-et-Miquelon avant de traverser l’Atlantique et de faire carrière pendant 11 ans en Europe. Il a même joué pour l’équipe de France pendant cinq championnats du monde et deux Jeux olympiques. D’ailleurs, Xavier est né à Bayonne en France.

Étienne a eu un parcours de combattant. Après avoir joué avec Ulysse, le Junior de Montréal et l’Armada de Blainville-Boisbriand, il a gonflé les rangs des clubs-écoles des Ducks d’Anaheim. Il a appartenu à huit équipes de la ECHL et de la ligue américaine et a joué deux ans à l’Université du Nouveau-Brunswick. Je suis bien heureux que sa persévérance lui permette de déposer ses valises avec le Rocket de Laval.

Quant à Shawn, sélectionné en 6e ronde par le Wild, il poursuivra sa jeune carrière avec les Olympiques de Gatineau. Il est aussi promis à un bel avenir.

Bonne chance à ces trois bons gars de Terrebonne! Vous faites la fierté de notre communauté!

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