Paul St-Pierre Plamondon veut oser repenser le PQ

Par Stéphane Fortier
Paul St-Pierre Plamondon veut oser repenser le PQ
Paul St-Pierre Plamondon a expliqué en long et en large ses idées, sa vision du futur Québec lors de son passage à Terrebonne.

Officiellement candidat à la chefferie du Parti québécois (PQ) depuis le 28 janvier 2020, Paul St-Pierre Plamondon poursuivait sa tournée du Québec à Terrebonne le 29 février sous le thème du « Oui ».

À l’aise à Terrebonne parce qu’on parle d’une circonscription traditionnellement indépendantiste, le candidat à la chefferie en est à sa deuxième tentative pour devenir chef, la première étant en 2016. Candidat défait à l’élection de 2018, Paul St-Pierre Plamondon entend bien rebâtir le parti auquel il se consacre depuis plusieurs années. « Demandez-vous qui peut rebâtir le PQ, qui peut rassembler les jeunes, ce qui est capital pour l’avenir du parti », a-t-il d’abord lancé à l’assemblée réunie dans un bar du Vieux-Terrebonne. Si on veut aller chercher des appuis se convertissant en votes, il faut être un parti clair, honnête et transparent. Il est certain que le but ultime est l’indépendance du Québec », d’affirmer le candidat, qui s’engage à tenir un référendum dans un premier mandat, un référendum qui sera le troisième et le dernier.

Projet de société

Conscient que l’article numéro un du PQ, la souveraineté du Québec, a subi une baisse de popularité, Paul St-Pierre Plamondon n’a pas craint de prendre un risque. « Certains m’ont trouvé audacieux de choisir cette voie, sachant que l’on est à 18 % dans les intentions de vote. La présente course en est une où l’on se posera des questions fondamentales, mais elles tourneront autour d’un objectif crucial, soit notre projet de société », de rappeler M. St-Pierre Plamondon. Pour lui, porter le PQ au pouvoir aux prochaines élections, c’est enclencher le processus pour réaliser ce projet de société.

Pour le candidat, l’indépendance du Québec est gage d’un bel avenir. « On est fatigués de se faire dire qu’on n’est pas assez bons, assez riches, qu’on dépend de la péréquation. Structurellement, le Canada ne fonctionne pas pour le Québec. Il ne reste plus rien du Québec dans le Canada. Notre poids démographique et l’importance du français ne cessent de diminuer. Répondre « oui » à un prochain référendum, c’est répondre « oui » à un bel avenir économique, social et environnemental », assure-t-il.

Paul St-Pierre Plamondon veut donc réhabiliter l’idée d’indépendance, la rendre crédible, avant, pendant et après l’éventuelle élection du PQ, mais il ne pourra pas le faire sans le soutien de toutes les générations, des plus jeunes aux plus vieux.

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