Paulin Bordeleau quitte les Phénix, mais ce n’est pas terminé

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Par Pierre-Luc Chenel
Paulin Bordeleau quitte les Phénix, mais ce n’est pas terminé
Même s’il a été entraîneur dans les plus grandes ligues professionnelles en Amérique du Nord, dans la LHJMQ et en Europe, Paulin Bordeleau affirme avoir appris dans la Ligue Midget AAA. (Photo : courtoisie)

Paulin Bordeleau termine un séjour de neuf saisons à la barre des Phénix du Collège Esther-Blondin avec l’élimination de son équipe en trois parties contre les Chevaliers de Lévis.

Les Phénix devaient disputer des parties éliminatoires en vue de la Coupe Dodge, dans la Ligue Midget AAA du Québec, mais les procédures visant à limiter la propagation de la COVID-19 ont mis un frein à la saison.

L’équipe du Collège Esther-Blondin a connu une saison 2019-2020 difficile avec dix victoires en 42 parties ainsi qu’un balayage en première ronde des séries éliminatoires. Malgré les difficultés et plusieurs recrues dans l’équipe, le message aux joueurs est resté positif.

« Quand les séries ont commencé, nous avons continué comme si c’était le premier match de la saison. On a joué deux mauvaises périodes sur six à Lévis, où ils ont marqué quatre buts par période. Les quatre autres périodes, nous avons fait match nul avec eux, a relaté Paulin Bordeleau, dont la formation avait gagné les deux affrontements de la saison contre Lévis. Le dernier match, nous n’avons pas été chanceux, car on a très bien joué. On méritait un meilleur sort. En prolongation, ils ont eu un bond chanceux contre la baie vitrée sur un dégagement et se sont retrouvés à trois contre deux pour marquer le but gagnant. »

« Jusqu’à la fin, les joueurs se sont donnés et on y croyait, mais nous avons manqué d’opportunisme. Avec trois buts marqués en trois matchs, c’est difficile de gagner, a ajouté l’entraîneur. On gardait le sourire et on encourageait les joueurs. On a fait tout en notre pouvoir pour bien les préparer. »

Toujours devenir meilleur

Lorsque son départ a été annoncé, le coach de Terrebonne a reçu une vague de reconnaissance de ses anciens joueurs. En neuf saisons derrière le banc, il a vu ceux-ci atteindre différents niveaux de hockey. « Même s’ils n’ont pas tous joué dans le junior majeur, ils ont appris des choses. On a essayé de faire en sorte que les jeunes grandissent sur le plan hockey et humain, a mentionné l’entraîneur. C’est une bonne école pour la vie. On aurait aimé gagner plus, mais on a eu de belles saisons. Dans l’ensemble, c’est une mission accomplie et je pense qu’on a fait du bon travail. »

Même s’il a été entraîneur dans les plus grandes ligues professionnelles en Amérique du Nord, dans la LHJMQ et en Europe, Paulin Bordeleau a continué d’apprendre les rudiments du hockey dans la Ligue Midget AAA. « Je suis un étudiant de hockey. J’apprends à travers les joueurs et en les observant, a analysé celui qui a remporté la Coupe Jimmy-Ferrari, en 2012. Je regarde beaucoup de matchs de notre équipe et des autres équipes pour apprendre les systèmes, et c’est la même chose avec les matchs de la Ligue nationale de hockey. Je n’ai pas arrêté d’apprendre et je n’ai pas fini d’apprendre. C’est ça qui me passionne. »

À quoi ressemblera le prochain emploi de Paulin Bordeleau? L’entraîneur de 67 ans soutient qu’il n’est pas prêt à tourner le dos au hockey et soumettra son curriculum vitae aux équipes de la LHJMQ et de la LNH dans le but d’obtenir un poste d’entraîneur ou de dépisteur.

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