Personne pour l’aider… à l’urgence

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Par Jean-Marc Gilbert
Personne pour l’aider… à l’urgence
Nathalie Sauriol se demande pourquoi personne n’était à proximité de la salle d’attente de l’urgence pour lui venir en aide lorsque ses problèmes respiratoires se sont manifestés. (Photo : archives)

La Mascouchoise Nathalie Sauriol se souviendra longtemps de sa nuit du 14 au 15 février passée à l’urgence de l’Hôpital Pierre-Le Gardeur, mais pas pour les bonnes raisons. Alors qu’elle patientait dans la salle d’attente, elle n’a trouvé personne pour lui venir en aide lorsqu’elle a soudainement été frappée par des difficultés respiratoires.

C’est d’ailleurs pour ce problème qu’elle attendait à l’urgence, où son cas avait été classé «priorité 4» par le personnel au triage. De ce fait, à deux reprises au cours de la soirée du 14 février, la dame a éprouvé de la difficulté à respirer de façon momentanée. «Je sentais ma gorge se serrer et l’air ne passait plus», décrit-elle comme symptôme. Tout revenait à la normale quelques minutes plus tard.

La deuxième fois, Nathalie Sauriol a demandé aux ambulanciers de la conduire à l’hôpital.

Au milieu de la nuit, dans la salle d’attente, elle a été frappée d’un troisième épisode. Elle s’est précipitée vers les salles de triage, mais il n’y avait personne, raconte-t-elle. Même le gardien de sécurité n’était pas à son poste. Heureusement, la «crise» de Mme Sauriol s’est résorbée d’elle-même. «Je trouve ça déplorable que personne n’était là pour m’aider. Je suis dans un hôpital… à l’urgence, relate-t-elle, encore incrédule plusieurs semaines après sa visite. J’ai pensé : “J’ai le temps de crever!”».

En matinée, alors qu’elle n’avait toujours pas été vue par un médecin, elle a décidé de quitter l’hôpital. «On m’avait dit à deux reprises qu’on allait sans doute me diriger vers mon médecin de famille. Quand j’ai vu mon médecin de famille, il m’a dit : “Votre place est à l’hôpital”», raconte-t-elle.

Nathalie Sauriol ne sait donc pas quelle est la cause des épisodes de problèmes respiratoires dont elle a été victime et qui ne se s’étaient pas reproduits au moment de l’entrevue.

Plainte

Dans les jours suivant son séjour, Nathalie Sauriol a porté plainte.

Du côté du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière, on indique pourtant que plusieurs mesures sont en place pour éviter que la salle d’attente soit laissée sans surveillance. «Un agent de sécurité est dédié à la salle d’attente 24 heures sur 24. Il arrive que ce dernier soit demandé dans un autre secteur de l’urgence, donc des caméras de surveillance sont installées et permettent aux infirmières du triage d’avoir un visuel en continu sur la salle d’attente», indique Pascale Lamy, chef du service des communications par intérim, dans un courriel.

Par ailleurs, les salles de triage sont dotées de vitres miroirs, ce qui permet au personnel infirmier de garder un œil sur la salle d’attente. De plus, «sauf lors de situations exceptionnelles, une agente administrative est toujours présente au poste d’accueil de l’urgence», ajoute Mme Lamy, qui n’était pas en mesure de statuer sur ce qui s’était produit dans le cas précis de Mme Sauriol.

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Nicole Laflamme Auteurs de commentaires récents
Nicole Laflamme
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Nicole Laflamme

Faut pas être à l’agonie ou peu-être oui heureusement pour la dame le tout s’est bien terminer faut pas hésiter à porter plainte quand on est pas satisfait moi je l’ai déjà fait