Pierre Fitzgibbon en webinaire

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Par Pénélope Clermont
Pierre Fitzgibbon en webinaire
Questionné en ce qui a trait à la réouverture des restaurants et des centres d’achat sur le territoire de la CMM, Pierre Fitzgibbon a indiqué que des annonces viendraient. (Photo : archives)

Une soixantaine d’entrepreneurs engagés et d’intervenants des milieux municipal et économique ont assisté à un webinaire en compagnie du ministre de l’Économie et de l’Innovation et député de Terrebonne, Pierre Fitzgibbon, le 1er juin. La rencontre tenue sur Zoom était une initiative de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins (CCIM).

La rencontre d’une heure a permis aux gens présents de poser des questions, mais M. Fitzgibbon y est allé d’une introduction illustrant sa vision des choses pour l’avenir. Anticipant une 2e vague de COVID-19 à l’automne, il a avancé que le comportement des consommateurs « va changer, indépendamment des politiques » mises de l’avant, à cause de la crainte de ceux-ci face au virus. Selon lui, il est important d’arrimer la relance économique avec les enjeux de santé publique et d’offrir des lieux sécuritaires aux travailleurs et clients.

Le ministre s’attend à un déficit de l’ordre de 12 à 14 G$, soit près de 4 % du PIB. « On est financièrement capable de supporter un tel déficit », a-t-il noté en spécifiant qu’il faudra attendre de 3 à 4 ans pour l’absorber. Quant au PIB, « on devrait être de retour où on était avant la crise d’ici un an et demi », a-t-il ajouté.

De nature confiant, M. Fitzgibbon n’a pas caché que la relance des secteurs du tourisme et de la culture « sera plus compliquée ». « Comme gouvernement, il faudra être à l’écoute et être au fait de ce qui va se passer en s’assurant que les fondations demeurent pour être capables de recevoir les gens lors de la reprise », a-t-il déclaré.

Trois éléments à prioriser

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation mise sur les investissements favorisant l’innovation au sein des entreprises « pour combler l’écart de productivité observé au Québec par rapport à l’Ontario », a-t-il cité en exemple.

Il souhaite également diminuer l’inégalité entre les importations et les exportations, qui se chiffre à 23 G$. Soulignant le manque d’autosuffisance du Québec, il souhaite voir la province exporter plus et importer moins.

Enfin, il entend attirer d’autres joueurs internationaux au Québec, tout en protégeant ceux qui s’y trouvent, et ce, pour « aider à solidifier le reste des maillons de la chaîne d’approvisionnement », a-t-il conclu.

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