Plus de 70 ans au service de la communauté

Jean-Marc Gilbert
Plus de 70 ans au service de la communauté
Norman Shelton, président de la direction du Québec de la Légion royale canadienne, était présent pour le 70e anniversaire. Il est ici accompagné du président de la Légion de Mascouche, Jean Filiatrault. (Photo : Légion royale canadienne de Mascouche)

LÉGION ROYALE CANADIENNE DE MASCOUCHE

À une époque où les anciens combattants se font moins nombreux et que certaines filiales québécoises de la Légion royale canadienne se voient dans l’obligation de fermer leurs portes, celle de Mascouche (filiale 120) est bien vivante et a récemment célébré son 70e anniversaire.

L’événement, qui a attiré plus d’une soixantaine de membres, a eu lieu le 9 avril à même les locaux de la légion, sur le chemin des Anglais.

Pour l’occasion, la direction de l’organisme a pris le temps de fouiller le sous-sol pour ressortir de vieux souvenirs des placards.

«Nous avons retrouvé des cadres, des photos, des uniformes et même de vieux fusils et des obus», énumère le président la filiale de Mascouche, Jean Filiatrault.

Double mission

Au-delà de l’organisation des traditionnelles célébrations du jour du Souvenir, les différentes filiales de la Légion royale canadienne remplissent une double mission.

En plus de soutenir les anciens combattants et membres de la Gendarmerie royale du Canada ainsi que leurs familles, les légions s’impliquent au sein de la communauté.

«Le but de la Légion est d’aider les gens du coin et c’est ce qu’on fait. On prête le local plusieurs fois par semaine à différentes associations, comme le club de l’âge d’or ou le centre de la petite enfance voisin», explique le président, précisant que tous les membres qui s’impliquent au sein de l’organisme le font de façon bénévole.

La popularité des fléchettes («dards») est aussi très forte. Au total, 21 cibles de fléchettes sont installées dans les locaux de la Légion, 7 au rez-de-chaussée et 14 au sous-sol.

«Nous avons maintenant 220 joueurs dans nos ligues. C’est pratiquement ça qui tient la Légion ouverte et active», souligne le président, qui note au passage que la filiale de Mascouche a remporté à six reprises le Championnat québécois de fléchettes de la Légion.

Soutien

Pour ce qui est du soutien envers les anciens combattants, des activités sont organisées à longueur d’année, dont un «party» mensuel et des soirées «honneurs et récompenses» quelques fois durant l’année.

«Il ne faut pas oublier qu’au-delà des guerres mondiales, il y a aussi de nouveaux vétérans, qui ont participé à des missions de paix en Bosnie ou en Afghanistan, par exemple», rappelle Jean Filiatrault.

Ces anciens combattants qui voudraient se libérer de douloureux souvenirs de guerre ou trouver du réconfort peuvent se confier aux autres membres.

La Légion de Mascouche amasse aussi beaucoup d’argent pour soutenir financièrement les familles de vétérans dans le besoin, grâce à la campagne du coquelicot, tous les ans, dans les semaines précédant le jour du Souvenir.

«Avant, nous amassions quelques milliers de dollars tous les ans, mais depuis que Mario Miller (un autre bénévole au sein de l’exécutif) s’en occupe, ce sont près de 20 000 $ que nous remettons», se réjouit Jean Filiatrault.

Recrutement difficile

Toutefois, puisqu’il y a de moins en moins de vétérans, le nombre de membres de la Légion royale canadienne de Mascouche a grandement chuté au fil des ans.

«En comptant les vétérans, les membres associés et les membres affiliés, nous avons près de 90 membres au total. Avant, nous étions 200 ou 300», souligne M. Filiatrault.

Cette diminution du nombre de membres fait en sorte que moins d’argent entre dans les coffres de l’organisme. Conséquence, la Légion n’a pas nécessairement de coussin financier lorsque vient le temps, par exemple, de procéder à des rénovations majeures.

«On ne roule pas sur l’or, mais on ne veut pas que ça ferme. On a fait des demandes de subventions et on aimerait bien que ça débloque», ajoute le président, qui occupe ce poste depuis 2014.

Il ajoute que la période trouble traversée par la filiale de Mascouche, qui avait été mise sous tutelle et menacée de fermeture, il y a une dizaine d’années, est chose du passé.

M. Filiatrault tient finalement à rappeler que les portes de la Légion sont ouvertes aux 18 ans et plus et qu’il n’est pas nécessaire d’être un vétéran ou d’avoir un lien de parenté avec un ancien combattant pour devenir membre.

Tout citoyen canadien qui endosse les buts et objectifs de Légion peut devenir membre affilié.

 

 

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Quelques chiffres

 

La Légion royale canadienne a été fondée en 1926.

 

Au Canada, la Légion royale canadienne compte environ 300 000 membres.

 

On dénombre quelque 1 440 filiales partout au Canada, aux États-Unis, au Mexique et en Europe.

 

Les membres consacrent plus de 4 300 000 heures de bénévolat dans la communauté tous les ans.

 

Chaque année, un montant d’environ 6,5 M$ retourne dans les communautés par l’entremise de la Légion.

 

La Légion offre plus de 7 000 logements abordables pour les vétérans dans le besoin et leurs familles.

 

Source : Légion royale canadienne

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