Policier de Terrebonne suspendu

Gilles Fontaine
Policier de Terrebonne suspendu
Le Service de police de Terrebonne a suspendu le policier Alessandro Guerra, après que ce dernier eut avisé une tenancière de bar de la visite d’enquêteurs. (Photo : Gilles Fontaine)

Le mardi 14 novembre, nous apprenions que le policier Alessandro Guerra avait été suspendu du Service de police de Terrebonne pour avoir avisé la tenancière d’un bar que son établissement serait visité par des policiers de l’escouade Synergie.

Cette escouade mixte, composée de policiers de la GRC, de la SQ et de différents corps policiers municipaux, a été mise sur pied pour évincer les motards et les trafiquants de drogue des bars de la Rive-Nord.

Le policier, qui a été relevé de ses fonctions avec traitement, aurait avisé la tenancière du bar O’Gascon, situé sur le chemin Gascon à Terrebonne, de la visite imminente de l’escouade. Il comptait 10 ans d’ancienneté. Il est le fils d’Alex Guerra, condamné au pénitencier pour trafic de cocaïne en 2014.

Processus d’embauche

«Bien que le processus d’embauche n’ait pas changé depuis 10 ans, les enquêtes sont beaucoup plus approfondies lorsqu’il y a des drapeaux rouges comme ça a pu être le cas avec M. Guerra», mentionne Benoit Bilodeau, capitaine aux normes professionnelles et affaires publiques de la police de Terrebonne.

M. Bilodeau, qui n’était pas en poste lors de l’embauche d’Alessandro Guerra, nous confirme que le Service de police de Terrebonne connaissait son lien familial.

«En principe, pour nous, c’est un drapeau rouge. Alors, nous chercherons à valider le comportement du candidat, par exemple. Cependant, nous n’écartons pas automatiquement un candidat uniquement parce qu’un membre de sa famille a des antécédents criminels. De plus, il faut savoir qu’avant d’avoir un poste permanent, un policier doit travailler 3 120 heures régulières au service de police. Il y a trois évaluations pendant la période de probation et une quatrième évaluation à la fin devant un comité de probation.»

Aucune accusation criminelle n’a été déposée contre le policier, l’enquête menée par la SQ étant toujours en cours. «Une enquête administrative sera effectuée en parallèle, mais pour l’instant, la priorité est l’enquête criminelle», conclut M. Bilodeau.

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